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ARCHIVÉE - Le Canada et la Première Guerre mondiale

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Nous y étions

Donald Fraser

La bataille de la crête de Vimy

Le 24 novembre 1914, à l'âge de 32 ans, Donald Fraser s'est enrôlé dans le 31e Bataillon (Alberta). Ses expériences, qu'il a consignées méticuleusement dans son journal intime, ressemblent à celles des milliers de Canadiens qui ont servi leur roi et leur patrie durant la Grande Guerre en Europe. Le soldat Fraser est allé au combat pour la première fois en septembre 1915, à Kemmel, près d'Ypres en Belgique. Au cours des deux années qui ont suivi, il a pris part à toutes les batailles importantes auxquelles le Canada a participé -- Saint-Éloi, Mont-Sorrel, la Somme, Vimy et la côte 70 -- avant d'être blessé à Passchendaele, en novembre 1917. Son récit de l'opération de Vimy nous fait voir du point de vue d'un simple soldat l'un des combats les plus décisifs de la guerre. Sur une période de quatre jours, la prise d'assaut par les Canadiens d'un escarpement boueux de 60 mètres de hauteur a permis de conquérir plus de terrain, de saisir plus de pièces d'artillerie et de capturer plus de prisonniers que toute offensive britannique précédente.

Journal intime de Donald Fraser

L'histoire de la Grande Guerre racontée ici par Donald Fraser est représentative des récits des simples soldats. Fraser a commencé à écrire un journal personnel détaillé peu de temps après son arrivée à Kemmel et l'a tenu à jour tout au long de ses deux années au front, bien que cela ait été contraire aux ordres donnés par l'Armée pour éviter que ces documents ne tombent entre les mains de l'ennemi. À l'été 1918, alors qu'il se remettait de ses blessures, il a entrepris la rédaction d'un texte narratif sur ses expériences en s'inspirant de son journal intime. Celui-ci a malheureusement disparu, mais le texte narratif existe encore et il a été édité par le professeur Reginald H. Roy, de l'Université de Victoria, et publié par la maison Sono Nis Press en 1985. CEF Books l'a publié sous forme de livre de poche en 1998.

Avec la permission de monsieur Reginald H. Roy.

Le plateau de Vimy

Le plateau de Vimy avait une grande importance stratégique pour le front ouest, puisqu'il était la seule élévation de terrain importante du nord-est de la France. Il formait une position clé qui reliait la nouvelle ligne Hindenburg de l'Allemagne aux tranchées qui menaient vers le nord à partir d'Arras, en France. Les Canadiens ont entrepris de prendre Vimy d'assaut dans le cadre d'une initiative beaucoup plus vaste des armées de l'Entente - nom donné à l'alliance franco-britannique. L'opération canadienne devait aider à protéger le flanc de la troisième Armée britannique, qui avait mené une attaque contre les lignes allemandes au sud de Vimy, dans la vallée de la Scarpe. Cette offensive interalliée du Canada et de la Grande-Bretagne était destinée à détourner l'attention d'une attaque de bien plus grande envergure par les Français, entre Soissons et Reims. Malheureusement, malgré le succès du Canada, les forces britanniques et françaises n'ont pu faire beaucoup de progrès. Résultat : la grande percée espérée par l'Entente a pris 15 mois de plus. Dans une guerre qui avait donné aux gens restés au pays peu de raisons de se réjouir, la nouvelle de l'attaque bien planifiée et de la victoire incontestable du Canada a été accueillie avec un grand enthousiasme.

Rapport administratif de la 1re Armée sur les opérations du plateau de Vimy (Partie V -- cartes, plans et diagrammes)

Le succès du Corps d'armée canadien au plateau de Vimy a vite incité diverses autorités militaires de l'Entente à effectuer plusieurs études spécialisées. Bien sûr, le but recherché consistait à répéter l'expérience de Vimy lors de futurs combats avec les Allemands. Cette partie d'un rapport montre la disposition des unités le long du front de Vimy, le plan de communication entre les sections avant et arrière de la ligne et la forte utilisation que le Corps armé canadien a faite de ses réserves de munitions.

Les Canadiens à Vimy

Le plan dressé pour la prise du plateau de Vimy prévoyait un assaut frontal mené simultanément par les quatre divisions canadiennes. Ce plan était simple en principe, mais compliqué en pratique, puisque l'infanterie en marche devait être protégée contre les balles des mitrailleuses allemandes par un barrage roulant, qui nécessitait un tir d'artillerie précis au moment opportun. Cependant, avant de se lancer à l'attaque, le Corps d'armée canadien a passé près de trois mois à renforcer ses propres lignes et à dresser la carte des défenses allemandes (en particulier leurs tranchées, l'emplacement de leurs pièces d'artillerie, leur réseau de barbelés, leurs abris, leurs dépôts de ravitaillement, leurs postes d'écoute, leurs routes et leurs lignes de chemin de fer). Au cours des semaines qui ont précédé l'offensive, la plus grande concentration d'artillerie depuis le début de la guerre a lancé quelque 2 500 tonnes de munitions par jour sur les cibles allemandes afin d'affaiblir leur résistance. L'exécution du plan nécessitait une coordination minutieuse et une ouverture des communications entre l'infanterie, l'artillerie, les observateurs aériens et le haut commandement. Il fallait aussi que chaque homme comprenne parfaitement ses fonctions et les objectifs de son unité.

Prisonniers et victimes

Nous n'avons pas d'information sur l'étendue des pertes subies par les Allemands durant les mois de bombardement qui ont précédé la prise d'assaut du plateau de Vimy par les Canadiens; cependant, des attaques précédentes par les armées de l'Entente ont produit environ 220 000 victimes dans tous les camps. Sur les 40 000 fantassins canadiens qui ont participé à l'offensive d'avril, il y a eu en tout environ 10 500 victimes, dont 3 500 ne sont jamais rentrées chez elles. Le Corps d'armée canadien a fait environ 4 000 prisonniers allemands durant cet assaut.