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Histoire
Port-Royal
Plutôt que d'abandonner la partie et de retourner en France, les hommes qui restaient ont traversé la baie et se sont rendus à un endroit qu'ils ont nommé Port-Royal. Ils ont assemblé les bâtiments qu'ils avaient apportés avec eux de manière à former un grand carré de maisons vide au centre; ils ont baptisé leur fort « l'Habitation » comme ils l'avaient fait à l'île Sainte-Croix. Les hommes ont défriché les champs et semé du blé, du seigle, de l'orge et des légumes pour se nourrir. Ils ont trouvé dans les bois des environs le bois de chauffage dont ils avaient besoin pour se tenir au chaud et de nombreux animaux à chasser. Ils ont commencé aussi à faire le commerce des fourrures avec les Micmacs. Non seulement les Micmacs ont fait du commerce avec les colons, mais ils leur ont appris aussi comment survivre aux grands froids de l'hiver et comment éviter des maladies comme le scorbut. Les Micmacs et les Français ont établi de bonnes relations et se sont alliés contre les Anglais.
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| L'Habitation de Port-Royal |
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Carte de Port-Royal dessinée par Samuel de Champlain en 1613 |
L'hiver suivant, Champlain lançait une tradition appelée « Ordre de bon temps ». Il voulait changer les idées de ses hommes pour leur faire oublier les longs hivers ennuyeux. Chaque homme à son tour devait organiser un festin. Il devait attraper ou chasser ce qui devait constituer le plat principal du repas et préparer celui-ci. Il était également responsable de l'organisation des divertissements, comme la musique ou les sketchs. Ces soirées permettaient aux hommes de garder un bon moral et de se maintenir en santé.
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| Soirée de l'Ordre de bon temps, tradition établie par Samuel de Champlain |
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Tout s'est bien passé pendant quelques années. Un jour, toutefois, les colons ont appris que le roi avait autorisé d'autres Français à faire le commerce des fourrures en Acadie. De Monts a estimé que pour maintenir la colonie il fallait que les colons soient les seuls hommes autorisés à faire le commerce des fourrures. Les colons n'ont donc pas eu d'autre choix que de rentrer en France en 1607.

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