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Alexander Mackenzie

Biographie

1822-1892

J'ai toujours eu des opinions politiques qui rejoignent la fraternité universelle de l'homme, peu importe les origines de celui-ci.
 - 
Alexander Mackenzie, 1875.


Le deuxième Premier ministre du Canada, Alexander Mackenzie, était un bâtisseur du pays au sens littéral du mot. Lorsqu'il devint le premier Premier ministre libéral du pays, en 1873, il apporta avec lui ses talents de tailleur de pierres et ses principes démocratiques. Né dans le Perthshire, en Écosse, il émigre au Canada en 1842 pour suivre l'élue de son coeur, Helen Neil. Tailleur de pierres de formation, il trouva rapidement du travail dans les provinces en plein essor du Canada-Est et du Canada-Ouest. L'un de ses premiers emplois fut de construire une arche en pierre à l'épreuve des bombes, au fort Henry, à Kingston. Sa tâche suivante fut de travailler au canal de Beauharnois, près de Montréal. Un bon nombre des constructions érigées par Mackenzie existent toujours en Ontario : le canal Welland, les tours Martello à Kingston, l'église épiscopale et la banque de Sarnia, les palais de justice et les prisons de Chatham et de Sandwich.

Un hiver qu'il taillait de la pierre sur l'île Wolfe, il traversa le lac gelé tous les samedis soirs pour aller voir Helen, qui habitait chez ses parents à Kingston. Un soir, Mackenzie arriva à moitié gelé et complètement trempé : la glace s'était brisée. Avoir frôlé la noyade ne suffisait pas pour arrêter l'ardent Alexander. Il poursuivit ses visites, mais se munit d'une perche pour se tirer des eaux du lac!

Pour faire vivre sa famille, Mackenzie avait été forcé de mettre fin à ses études à l'âge de treize ans. Toutefois, pendant toute sa vie, il chercha à combler ce manque en s'astreignant à un programme d'autoformation qui comprenait l'étude de la littérature, de l'histoire, des sciences, de la philosophie et de la politique. En Écosse, Mackenzie avait été attiré par le mouvement chartiste, un groupe politique prônant la réforme démocratique. Il était naturellement attiré par le Parti réformiste (prédécesseur du Parti libéral) au Canada. En 1852, Mackenzie était rédacteur en chef du journal du Parti réformiste, The Lambton Shield. C'est par le truchement de celui-ci qu'il se lia d'amitié avec le chef du parti, George Brown. Mackenzie fut d'abord élu comme député réformiste au provincial, en 1861. Il fut élu au Parlement fédéral en 1867 et fut membre de l'Assemblée législative de l'Ontario de 1871 à 1872, année où la double représentation fut abolie.

Mackenzie devint chef du Parti libéral (autrefois Parti réformiste) en 1873. La même année, les Libéraux découvrirent et rendirent publique une histoire de corruption mettant en cause le Parti conservateur et les entrepreneurs engagés pour la construction du chemin de fer du Pacifique. Dans le scandale qui s'ensuivit, les Conservateurs, dirigés par sir John A. Macdonald, furent forcés de démissionner, et Alexander Mackenzie et les Libéraux prirent le pouvoir. Des élections générales, en janvier 1874, donnèrent à Mackenzie le mandat de gouverner le pays.

Il était peu commun pour un homme aux origines aussi humbles que Mackenzie d'atteindre un tel poste en politique, à une époque où des occasions semblables n'existaient que pour la classe privilégiée. Lord Dufferin, gouverneur général à l'époque, eut rapidement des appréhensions à l'idée qu'un tailleur de pierres allait diriger le gouvernement. Pourtant, après avoir rencontré Mackenzie, Dufferin changea d'opinion : « Pour borné et inexpérimenté que soit Mackenzie, j'imagine que c'est un homme droit, raisonné et sensé. »

Mackenzie a également été ministre des Travaux publics et a supervisé les travaux de parachèvement des édifices du Parlement. Lors de la conception des plans, il inclut un escalier en colimaçon reliant directement son bureau à l'extérieur de l'édifice. Cet ajout intelligent lui permettait de fuir les quémandeurs de faveurs qui l'attendaient dans son antichambre. Mackenzie, donnant ainsi la preuve que Dufferin ne s'était pas trompé, détestait profondément le caractère inhérent du favoritisme en politique. Néanmoins, il croyait que c'était un mal nécessaire pour maintenir l'unité du parti et s'assurer de la loyauté de ses confrères libéraux.

À cause de ses idéaux démocratiques, Mackenzie refusa trois fois d'être fait chevalier. La fierté de ses origines ouvrières ne le quitta jamais. Un jour, alors qu'il visitait le fort Henry en tant que premier ministre, il demanda à un soldat qui l'accompagnait s'il savait quelle était l'épaisseur du mur derrière lui. Confus, le soldat avoua qu'il l'ignorait, et Mackenzie lui répondit : « Moi, je le sais; il fait cinq pieds et dix pouces. Je le sais parce que je l'ai construit moi-même! »

Sous Mackenzie, le gouvernement libéral créa la Cour suprême du Canada, réforma le système électoral, imposa le vote secret, termina la construction du chemin de fer Intercolonial et commença celle du tronçon du Pacifique. Malheureusement, le pays connut une récession économique vers le milieu des années 1870 et on en blâma le gouvernement de Mackenzie, qui perdit les élections de 1878. Mackenzie abandonna la direction des Libéraux en 1880, mais demeura député jusqu'à sa mort, en 1892.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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