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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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Sir Wilfred Laurier.

Biographie

1841-1919

Le Canada a une histoire modeste jusqu'à maintenant, mais celle-ci n'en est, d'après moi, qu'à ses balbutiements. Elle débute dans le siècle présent. Le XIXe siècle a été celui des États-Unis. Je pense que nous pouvons affirmer que c'est le Canada qui envahira le XXe siècle.  -  Sir Wilfrid Laurier, le 18 janvier 1904.

Ces idées, si bien connues des Canadiens, résument bien l'optimisme qui caractérisait Laurier lui-même, ainsi que le Canada sous sa gouverne. Ses talents de politicien lui ont permis d'avoir le plus long mandat ininterrompu de premier ministre du Canada. Son charisme a suscité l'admiration de ses adversaires comme de ses amis, et a fait de lui un héros national.

Wilfrid Laurier est né à Saint-Lin, au Québec, en 1841. Il était fils d'agriculteur. Après quelques années à l'école primaire locale, il a été envoyé à New Glasgow, une ville voisine, pour apprendre l'anglais. Il a passé sept ans dans un collège catholique, puis a étudié le droit à l'Université McGill. Il a obtenu son diplôme en 1864 et a commencé à pratiquer à Montréal.

C'est à ce moment-là que Laurier a commencé à s'intéresser à la politique et à jouer un rôle actif dans le Parti libéral, le « Parti rouge », comme on disait alors au Québec. En 1866, il déménagea à L'Avenir et devint rédacteur en chef du journal Le Défricheur, qui soutenait le libéralisme. Ce n'était pas un programme facile à défendre à l'époque, au Québec; le clergé condamnait férocement « les rouges » tandis que le « Parti bleu », leur rival, dominait la scène politique provinciale. Laurier remporta un siège à l'Assemblée législative comme député libéral en 1871, mais il démissionna en 1874. La même année, il fut élu à la Chambre des communes. Au cours de la brève période d'administration libérale, sous le régime d'Alexander Mackenzie, Laurier a occupé pendant une année le poste de ministre du Revenu de l'intérieur. Sa défense vigoureuse de Louis Riel, en 1885, attira l'attention du parti sur ses talents oratoires. Lorsque le chef du Parti libéral, Edward Blake, démissionna en 1887, Laurier lui succéda.

Au cours de la campagne électorale de 1891, le programme électoral des Libéraux, soit la réciprocité avec les États-Unis, s'avéra impopulaire, et les Conservateurs l'emportèrent de nouveau. Toutefois, à la mort du premier ministre conservateur sir John A. Macdonald, plus tard la même année, le parti commença sa dégringolade. La question des écoles du Manitoba hâta le processus, et Laurier attendit simplement son heure. Après dix-huit ans d'administration conservatrice, les Canadiens votèrent pour les Libéraux en 1896, et Laurier devint le premier Premier ministre francophone du Canada.

L'unité nationale était un enjeu extrêmement important pour Laurier. Il avait vu à quel point les questions de Riel et des écoles du Manitoba avaient semé la discorde parmi les Canadiens et a tenté, par le truchement de ses politiques, de concilier le Canada français et le Canada anglais. Laurier était un grand partisan des principes du libéralisme britannique. Il avait le sentiment que, grâce à ces principes, les Canadiens de toute origine pourraient vivre en harmonie dans un même pays. Toutefois, son dévouement à l'unité canadienne l'emporta toujours sur l'admiration qu'il avait pour la tradition britannique.

En 1897, Laurier a été invité à Londres pour la célébration du jubilée de diamant du règne de la reine Victoria. Quoique Laurier ait signalé que, fidèle à la tradition des précédents premiers ministres libéraux, Alexander Mackenzie et Edward Blake, il ne souhaitait pas vouloir qu'on le fasse chevalier, les dispositions avaient déjà été prises et, pour éviter de paraître grossier, il finit par accepter. Il y avait un motif secret à la réception outrancière que l'on réserva à Laurier en Grande-Bretagne. Désireux de reprendre le contrôle de la politique étrangère et de la défense de leurs colonies, les Britanniques espéraient que Laurier prendrait leur part et qu'il convaincrait les autres d'en faire autant. C'était mésestimer la détermination de Laurier, qui tenait à ce que le Canada garde le contrôle de son propre destin. À trois autres conférences impériales tenues entre 1902 et 1911, Laurier résista fermement à l'empiètement des Britanniques sur l'autonomie canadienne.

Les quinze années de l'administration Laurier ont été caractérisées par une croissance et une prospérité sans précédent. L'immigration s'intensifiait, surtout dans l'Ouest, ce qui a mené à la création des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan en 1905. Une telle croissance nécessitait l'extension du chemin de fer. Deux nouvelles lignes continentales furent construites.

L'âge d'or prit fin en 1911 lorsque les Libéraux perdirent les élections sur la question de la réciprocité illimitée. En tant que chef de l'opposition, Laurier a conservé la confiance de son parti jusqu'à la Première Guerre mondiale. Tout en appuyant la participation du Canada à l'effort de guerre britannique et en incitant les jeunes hommes de toutes les provinces à s'enrôler, Laurier s'opposait à la conscription. Lors des élections de 1917, le Parti libéral était terriblement divisé sur cette question. Plusieurs Libéraux formèrent un gouvernement de coalition avec les Conservateurs pour la durée de la guerre.

Laurier est mort le 17 février 1919. Il avait été député pendant quarante-cinq ans. À ses funérailles, cinquante mille personnes bordaient les rues d'Ottawa alors que des centaines de dignitaires et de hautes personnalités venus de partout au Canada suivaient le cortège funèbre. Cet événement solennel a été l'un des premiers au Canada à être enregistré sur film.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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