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AnecdoteLe premier ministre et le petit vendeur de journauxSaskatoon, le 29 juillet 1910, tôt le matin. Le premier ministre du Canada vient d'arriver à la gare; il est là pour poser la première pierre de la première université de la Saskatchewan. Le premier ministre connaît déjà assez bien cette province; il y a seulement cinq ans, il a supervisé l'entrée de la Saskatchewan dans la Confédération. Dans ce court laps de temps, la province s'est développée de façon extraordinaire. La fondation de ce haut lieu d'érudition témoigne bien de la prospérité grandissante de la Saskatchewan. Le premier ministre est curieux de savoir ce qui se passe dans le pays. Il achète donc un journal à un jeune garçon aux yeux brillants qui vend des journaux sur le quai. Il l'interroge sur son travail et exprime le souhait qu'il devienne un jour un grand homme. Le vendeur de journaux reconnaît son illustre client et lui fait part de certaines de ses idées personnelles. Le premier ministre et le garçon engagent une conversation animée. Pourtant, chacun d'eux a son devoir qui l'appelle. Le garçon a des journaux à vendre et conclut : « Eh bien! monsieur le premier ministre, je ne peux pas perdre plus de temps avec vous. Je dois continuer à travailler. » Le premier ministre? C'était Wilfrid Laurier. Et le vendeur de journaux? C'était John G. Diefenbaker qui, quarante-sept ans plus tard, deviendra aussi premier ministre du Canada. Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p. Laurier : page principale
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