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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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Louis Stephen St-Laurent.

Biographie

1882-1973

Notre pays a été planifié comme un partenariat politique de deux grands peuples. Les hommes perspicaces et tolérants qui l'ont planifié y ont vu un partenariat dans lequel les intervenants conserveraient leurs caractéristiques essentielles, leur religion, leur culture.  --  Louis St-Laurent, le 6 août 1948.

Comme cela avait été le cas pour sir Wilfrid Laurier, la principale préoccupation de Louis St-Laurent lorsqu'il était premier ministre était l'unité nationale. St-Laurent avait des ancêtres français et des ancêtres anglais, et, comme son prédécesseur, il était bilingue et attirait l'admiration et l'appui de Canadiens des deux cultures.

Louis Stephen St-Laurent est né à Compton (Québec) en 1882. Son père, un commerçant, était québécois et sa mère, irlandaise. Il s'adressait en français à son père et en anglais à sa mère, et il était déjà adolescent lorsqu'il se rendit compte que ce n'était pas pratique courante dans tous les foyers!

Après six ans d'études au Collège classique de Sherbrooke, St-Laurent étudia à l'Université Laval où il obtint son diplôme en droit. En 1905, après qu'il eut obtenu son diplôme, la fondation Rhodes lui offrit une bourse qu'il déclina pour se lancer dans la profession juridique. Il se joignit à un cabinet de Québec et commença une carrière juridique qui dura vingt-cinq ans. Le bilinguisme de Saint-Laurent constituait pour lui un atout et il en vint à représenter des clients de Québec à Ottawa, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Il excellait autant dans le droit des sociétés que dans le droit constitutionnel.

St-Laurent avait été en contact avec le Parti libéral depuis son enfance. Son père s'était présenté comme candidat libéral lors d'élections provinciales, et c'est grâce à lui que le jeune Louis rencontra Wilfrid Laurier et lui serra la main lors de la campagne de ce dernier, en 1896. Toutefois, même si St-Laurent appuyait le Parti et ses candidats, dont bon nombre étaient ses amis, il n'éprouvait aucun intérêt à devenir lui-même un politicien.

En 1941, St-Laurent avait cinquante-neuf ans. Sa carrière lui apportait le succès professionnel et financier, et il atteignait un âge où il aurait pu songer à la retraite. Le destin lui réservait toutefois autre chose. Ernest Lapointe, ministre de la Justice et lieutenant québécois du premier ministre Mackenzie King, venait de rendre l'âme, et King était très désireux de le remplacer par un homme du même calibre. Pour diverses raisons, ceux qu'il avait choisis au sein du caucus ou du parti ne pouvaient combler le poste, mais tous recommandèrent Louis St-Laurent. Malgré ses protestations initiales comme quoi il n'avait pas l'expérience politique nécessaire, St-Laurent se rendit vite compte de l'importance du rôle qu'on lui offrait. Pour des motifs patriotiques, et stipulant qu'il prendrait sa retraite dès la fin de la guerre, il accepta. Il remporta des élections partielles en 1942 et occupa son siège à la Chambre et au Cabinet.

L'attitude calme et la logique rationnelle de St-Laurent, sa connaissance du droit et son dégoût des ruses politiques lui gagnèrent le respect de King, de ses collègues du Cabinet et même de l'opposition. Lors de la querelle de la conscription, en 1944, la loyauté de St-Laurent sauva le gouvernement et l'effort de guerre de l'écroulement. Toute de suite après la victoire, il prit part à la création des Nations Unies. Non seulement voyait-il le rôle du Canada indépendamment de celui de la Grande-Bretagne et du Commonwealth, mais il croyait aussi qu'en tant que puissance de moyen ordre, le Canada devrait jouer un rôle actif d'intermédiaire dans les affaires internationales.

En 1948, St-Laurent commençait à penser à la retraite qu'il aurait dû prendre longtemps auparavant. Toutefois, King et le Parti libéral croyaient qu'aucun autre homme n'était en meilleure position que lui pour succéder au premier ministre. On réussit à convaincre St-Laurent de se présenter comme candidat lors du congrès à la direction du parti, en août 1948. Il fut vainqueur.

Lors de la première élection de St-Laurent au poste de premier ministre, le Parti s'inquiétait de son image publique. Son tempérament réservé et ses manières distinguées cadraient bien à la Chambre des communes, mais ces qualités plairaient-elles au Canadien moyen? C'est alors que St-Laurent surprit tout le monde par sa sensibilité et sa capacité de créer des liens avec les gens. Sa relation avec les enfants constituait un atout particulièrement fort, et on le surnomma « Oncle Louis ».

En 1949, alors qu'il était premier ministre, St-Laurent fut témoin de l'intégration de Terre-Neuve dans la Confédération à titre de dixième province du Canada. Malgré une opposition initiale considérable, il réussit à instaurer les paiements de péréquation aux provinces. Les Libéraux continuèrent à développer leur programme de réforme sociale en apportant des améliorations aux pensions et à l'assurance-santé. Le Canada joua un rôle important dans la résolution de la crise de Suez, en 1956, et apporta sa contribution aux forces des Nations Unies lors de la guerre de Corée. Sous le gouvernement de Saint-Laurent, les dettes de guerre furent payées, et le Canada connut la prospérité économique.

Le débat sur le pipeline causa la perte des Libéraux. Leur tentative d'adoption d'une loi visant la construction d'un gazoduc allant de l'Alberta jusqu'au Canada central fut violemment combattue à la Chambre. L'adoption de la loi par la force de la clôture attira encore davantage l'ire de l'opposition, et les Libéraux furent discrédités aux yeux du public.

Près de vingt-deux ans après avoir pris le pouvoir, les Libéraux perdirent les élections de 1957. St-Laurent se réjouissait de pouvoir se retirer de la scène politique et démissionna de son poste de chef de parti en 1958. Sa retraite fut paisible : il la passa avec sa famille à voir grandir ses nombreux petits-enfants. Il mourut en 1973, à l'âge de quatre-vingt-onze ans.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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