Skip navigation links (access key: Z)Bibliothèque et Archives Canada / Library and Archives CanadaSymbol of the Government of Canada
English - English version of this Web pageAccueil - Page principale du site Web institutionnelContactez-nous - Communiquez avec l'institutionAide - Renseignements sur la façon d'utiliser le site Web institutionnelRecherche - Recherche dans le site Web institutionnelecanada.gc.ca - Site Web du gouvernement du Canada

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Élément graphiqueÉlément graphique
Introduction
Seul au sommetLe chemin vers le pouvoir
À la tête du Canada
La vie privée
Les lendemains
Élément graphique
Profils
Discours
Commentaires
Élément graphique
Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
Bannière : Lester Bowles Pearson
Lester Bowles Pearson.

Biographie

1897-1972

J'y suis arrivé par un travail ardu et de longues heures, en faisant clairement comprendre que j'étais disponible pour n'importe quelle tâche; en saisissant toutes les occasions de remplir des fonctions nouvelles et plus lourdes de responsabilités; et en accumulant toutes les expériences possibles dans les divers aspects de ma profession.  -  Lester Pearson, dans ses mémoires, 1972.

Grâce à ces principes, notre quatorzième Premier ministre est passé du baseball semi-professionnel, avec les Maple Leafs de Guelph, à la plus haute fonction du pays et à la présidence de l'Assemblée générale de l'ONU. Originaire de l'Ontario rural, il sut toujours rester simple et d'un abord facile. En fait, c'est justement cette attitude qui lui valut la confiance de si nombreux pays et l'amena à mériter l'une des plus grandes distinctions mondiales.

Lester Bowles Pearson naît à Newton Brook, en Ontario, en 1897. À cause des fonctions de son père, pasteur méthodiste, la famille déménage souvent. Le jeune Pearson et ses frères fréquentent l'école à Peterborough, à Aurora, à Hamilton et dans diverses autres petites villes de l'Ontario. En 1913, il entre à l'Université de Toronto pour y préparer un baccalauréat général. Deux ans plus tard, au beau milieu de ses études, il s'enrôle et, pendant deux ans, travaille comme infirmier dans un hôpital militaire à Salonique. En 1917, il demande à être muté dans la RAF et entre à l'école de l'air de Hendon, en Angleterre. Il survit à l'écrasement d'avion survenu pendant son premier vol, mais, peu après, est heurté par un autobus à Londres pendant un black-out! Il est rapatrié en 1918.

De retour à l'Université de Toronto, il obtient son diplôme en 1919. Après avoir travaillé un an à Chicago pour un abattoir, puis pour une société de fertilisants, il se voit offrir une bourse à l'Université d'Oxford. Il s'y distingue dans l'équipe de hockey. Il revient au Canada en 1925 et enseigne l'histoire à l'Université de Toronto.

En 1927, alors qu'il mène des recherches aux Archives nationales, on l'invite à entrer au ministère des Affaires extérieures. Sorti premier aux examens du ministère, il devient premier secrétaire. Pendant les vingt années de sa carrière aux Affaires extérieures, il fait preuve d'un talent naturel de diplomate. Bourreau de travail, capable de saisir rapidement les questions les plus complexes, il possède un charme inné qui désarme d'emblée les négociateurs les plus coriaces. Il sait qu'aucun compromis n'est solide si l'amour-propre de toutes les parties n'est pas épargné. C'est là le secret de sa réussite en diplomatie. De 1935 à 1941, il est premier secrétaire au haut-commissariat du Canada en Grande-Bretagne, puis, en 1942, se fait muter à l'ambassade du Canada à Washington. Trois ans plus tard, il devient ambassadeur du Canada aux États-Unis et assiste à la conférence de fondation des Nations Unies, en 1945.

L'année suivante, il est nommé sous-ministre des Affaires extérieures et joue un rôle majeur dans l'adhésion du Canada à l'OTAN. Pour gravir le dernier échelon de son ascension, il doit devenir ministre des Affaires extérieures et, donc, se lancer en politique. Il se fait élire à la Chambre des communes comme député d'Algoma-Est (Ontario) et entre au Cabinet du premier ministre d'alors, Louis Saint-Laurent. En 1952, à titre de président de l'Assemblée générale des Nations Unies, il travaille à la résolution du conflit coréen.

La crise de Suez survient en 1956. De graves hostilités opposant les Britanniques et les Français aux Égyptiens risquent de précipiter le monde dans une nouvelle guerre. Lors d'une rencontre à l'ONU, Pearson propose la création d'une force internationale de maintien de la paix, chargée de surveiller le retrait des combattants. Cette suggestion est retenue par les Nations Unies, et une troupe est réunie sous la direction de militaires canadiens. En reconnaissance de son intervention, Pearson reçoit le prix Nobel de la paix, en 1957.

L'année suivante, les Libéraux sont vaincus, et Saint-Laurent prend sa retraite. Pearson est élu chef du parti et dirige l'opposition pendant les années Diefenbaker. En 1963, les Libéraux remportent les élections, mais leur gouvernement est minoritaire. Après avoir tenté en vain de conquérir la majorité en 1965, ils poursuivent leur tâche avec l'appui du Crédit social et du Nouveau Parti démocratique. Gouverner dans de telles circonstances n'est jamais facile, et, sous Pearson, le parti traverse plusieurs épreuves  -  scandales, budgets sabotés et débats orageux à propos du drapeau. Son esprit de conciliation, qui l'a si bien servi en diplomatie, ne donne pas toujours les meilleurs résultats en politique. En voulant rapprocher les vues des uns et des autres, il apparaît à certains comme manquant d'autorité et de détermination.

Après cinq ans, il laisse néanmoins un héritage impressionnant : un nouveau drapeau, le Régime de pensions du Canada, une assurance-maladie universelle, une nouvelle loi sur l'immigration, un fonds de développement économique rural et la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme, qui amènera la mise en place d'une fonction publique bilingue. Les célébrations du centenaire de la Confédération, en 1967, allaient ouvrir les yeux des Canadiens sur la grandeur de leur patrimoine et traduire l'optimisme qui a caractérisé les dernières années du gouvernement Pearson. L'un de ses grands talents était de savoir reconnaître les capacités de ses collègues : son Cabinet de 1965 comptait trois futurs premiers ministres.

En 1968, à l'âge de soixante et onze ans, Pearson quitte la politique pour retourner au monde universitaire. Il enseigne les relations étrangères canadiennes à l'Université Carleton tout en rédigeant ses mémoires. Pearson meurt en 1972, mais sa « dynastie » libérale lui survit par son ancien ministre, Jean Chrétien, le vingtième premier ministre du Canada.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

Pearson : page principale




Divulgation proactive