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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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Charles Joseph Clark.

Biographie

1939-

Nous ne prendrons ce pays ni par la force, ni par la ruse, ni par la surprise. Nous le gagnerons par le travail.  -  Joe Clark, février 1976.

Une attitude aussi modeste et directe, quoique inhabituelle en politique, est tout à fait caractéristique de Joe Clark. C'est par un travail ardu, à la base, qu'il est devenu chef du Parti conservateur, puis premier ministre du Canada. Son mandat à la tête du pays fut de courte durée et il fut bientôt relevé de ses fonctions comme chef des Conservateurs, mais il n'en continua pas moins à servir le parti par d'indéfectibles efforts en coulisse. Tous ces efforts lui ont éventuellement valu de regagner la scène de la politique canadienne, où il est à nouveau chef du Parti progressiste-conservateur.

Charles Joseph Clark naît à High River, en Alberta, en 1939. Fils du propriétaire et rédacteur en chef d'un journal, il s'initie très jeune au journalisme : il fait la livraison du High River Times, le journal de son père; il est rédacteur du journal de son école secondaire; et, un été, il travaille comme reporter sportif au Calgary Herald. Mais la passion de la politique l'emporte bientôt chez lui sur celle du journalisme. À l'Université de l'Alberta, il étudie l'histoire, l'anglais et les sciences politiques. Il s'intéresse à la politique étudiante, mais c'est en 1958 qu'il fait ses classes dans l'arène professionnelle auprès d'Alan Lazerte, alors candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Clark, comme beaucoup de jeunes des années 1960, n'est pas pressé de se lancer dans une carrière. Diplômé en 1960, il parcourt l'Europe pendant un an. En 1962, il travaille pour la campagne électorale de Diefenbaker. Après une année de droit à Dalhousie, il passe à l'Université de la Colombie-Britannique, mais finit par conclure que le droit est un domaine trop terne pour lui. Entre-temps, il continue d'écrire des articles comme pigiste et il poursuit ses activités politiques. Il est président de la Fédération des étudiants progressistes-conservateurs et travaille pour Davie Fulton lors des élections de 1963 en C.-B. L'année suivante, il commence une maîtrise en sciences politiques à l'Université de l'Alberta, mais il ne tarde pas à aller travailler pour Peter Lougheed, le nouveau dirigeant conservateur provincial. Son expérience des campagnes électorales est maintenant considérable, et il joue un rôle essentiel dans l'organisation des communications, tout en fournissant un apport majeur aux chapitres des politiques et de la stratégie. II se présente lui-même lors des élections provinciales de 1967, dans Calgary-Sud. Il s'agit d'une circonscription « suicide », le siège étant occupé par le président de l'Assemblée législative, membre du Crédit social, mais Clark n'est qu'à 462 voix de la victoire.

Il s'occupe ensuite de la course de Davie Fulton à la tête du parti fédéral. Fulton perd, mais Clark est invité à travailler pour le gagnant, Robert Stanfield. En 1971, il revient en Alberta pour tenter de terminer sa maîtrise, mais un autre défi politique ne tarde pas à le séduire : la candidature conservatrice dans la circonscription fédérale de Rocky Mountain. Il est choisi candidat et se fait élire aux Communes en 1972.

En 1976, il se présente à la direction du Parti conservateur et l'emporte sur plusieurs candidats de poids, comme Claude Wagner et Flora MacDonald. Chef de l'opposition, il se consacre alors à la restructuration et à la réunification d'un parti sévèrement divisé depuis l'époque Diefenbaker. Les activités de collecte de fonds sont réformées, et Clark instaure des réunions de l'exécutif du caucus afin de mieux concentrer les attaques faites en Chambre contre la politique gouvernementale. Comme son prédécesseur, Robert Stanfield, il a du mal à lutter contre le charisme de Trudeau. Pourtant habile dans les débats parlementaires et bon organisateur, Clark est raillé par les médias, qui le présentent comme un être maladroit et inepte.

Les Conservateurs sont néanmoins vainqueurs en 1979, mais leur gouvernement est minoritaire. À l'âge de trente-neuf ans, Joe Clark devient le plus jeune premier ministre du Canada. Après les extravagantes dépenses publiques des Libéraux, les Conservateurs pensent d'abord aux restrictions financières. L'un de leurs premiers projets de loi est un budget rigoureux, accompagné de réductions dans les programmes et d'augmentations de taxes. Les Néo-démocrates se refusent à l'appuyer, et le gouvernement Clark est battu à peine sept mois après avoir été élu. L'héritage de Joe Clark comme premier ministre n'était pas manifeste aux yeux du public : il avait réorganisé la structure des comités du Cabinet et instauré un système de contrôle des dépenses, que les Libéraux ont conservé à leur retour. De plus, la Loi sur l'accès à l'information, qui avait été rédigée par les Conservateurs sans avoir été présentée à la Chambre des communes, a également été adoptée par le gouvernement qui a suivi.

Les élections de 1980 ramènent Clark et son parti dans l'opposition. Son rôle principal consiste alors à retarder les réformes constitutionnelles, mises de l'avant par Trudeau en 1981, jusqu'à ce qu'une entente fédérale-provinciale soit conclue et qu'un examen judiciaire soit réalisé. En 1983, son leadership ayant été remis en cause, il convoque un congrès et perd la lutte pour l'investiture contre Brian Mulroney. Malgré l'amertume qu'une telle situation peut entraîner, il demeure dans le parti à titre de député et s'emploie à en maintenir l'unité. Lorsque les Conservateurs reprennent le pouvoir en 1984, il est nommé ministre des Affaires extérieures. En 1991, on lui confie un portefeuille encore plus important, celui des Affaires constitutionnelles. À la suite de l'échec de l'Accord du lac Meech, il participe à la rédaction de l'Accord de Charlottetown et contribue à le faire approuver par les premiers ministres provinciaux.

En 1993, il se retire de la politique, accepte un poste de professeur à l'Université de Californie et travaille également comme consultant. Clark fait un retour à la politique en 1998 et devient chef du Parti progressiste-conservateur, poste qu'il occupe jusqu'en mai 2003.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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