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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
Bannière : Charles Joseph Clark

Notes pour un discours devant le Club canadien de Vancouver, le 31 août 1979


Durant cette élection, j´┐Żai exposé six changements fondamentaux que nous nous proposons d´┐Żapporter à l´┐Żorientation de la politique nationale.

Premièrement, nous avons entrepris de permettre au Canada de réaliser tout son potentiel en travaillant à partir des véritables actifs de chacune de nos régions, qu´┐Żils existent déjà ou puissent être développés.

Deuxièmement, nous voulons ralentir la croissance des dépenses du gouvernement fédéral et faire un meilleur usage des ressources à sa disposition.

Troisièmement, nous voulons améliorer la performance économique du Canada en permettant au secteur privé de s´┐Żaffirmer davantage en tant que principal générateur de croissance, d´┐Żemplois et de prospérité pour les Canadiens.

Quatrièmement, nous voulons reconnaître la diversité culturelle du Canada, comme un actif national, et augmenter les chances de tous ses éléments de croître et donc d´┐Żenrichir notre mode de vie national.

Cinquièmement, nous voulons rafraîchir le visage du fédéralisme en remplaçant la confrontation par la coopération dans nos relations avec les provinces, et en modernisant nos principales institutions.

Enfin, nous voulons élargir le rôle de chacun à l´┐Żintérieur de notre système, en présentant un gouvernement plus ouvert et plus réceptif, qui donne plus de chances aux personnes ne faisant pas partie du gouvernement de participer à ses décisions, qui donne à chaque Canadien la possibilité de participer à la croissance de son pays.

Permettez-moi de m´┐Żattarder un moment sur cette question de participation  -  sur ce sentiment que devrait avoir chaque Canadien qu´┐Żil fait partie de la nation, et que la nation lui appartient. La restauration de ce sentiment est un objectif fondamental de mon gouvernement, et nous avons commencé à agir en ce sens sur plusieurs fronts. Certaines de nos initiatives sont bien connues. Notre plan de déductibilité des frais d´┐Żhypothèque est conçu pour encourager les Canadiens à devenir propriétaires d´┐Żun bien tangible et durable. Nos programmes d´┐Żemploi pour les jeunes offriront des emplois et de la formation aux jeunes gens, qui ont actuellement la sensation que le système est contre eux. Nos programmes pour encourager les Canadiens à l´┐Żinvestissement aideront nos concitoyens à mieux contrôler notre économie et à s´┐Ży impliquer davantage.

Voilà des programmes précis. Mais pour atteindre notre but, la marche à suivre sera tout aussi importante que les programmes. Nous avons créé un programme spécialement conçu pour consulter des personnes à l´┐Żextérieur du gouvernement sur les problèmes majeurs auxquels la nation doit faire face. Par exemple, ce matin, j´┐Żai eu l´┐Żoccasion de rencontrer des représentants de l´┐Żindustrie et du syndicalisme à Vancouver. Avant chacun de mes deux voyages à l´┐Żétranger, cet été, j´┐Żai profité des conseils officiels de Canadiens détenant des informations spéciales. Tant à Tokyo qu´┐Żà Lusaka, le Congrès du travail du Canada, entre autres, m´┐Ża remis des renseignements de fond des plus utiles. Pour ce qui est des relations fédérales-provinciales, l´┐ŻHonorable Robert de Cotret et un groupe de ministres fédéraux commenceront mercredi prochain à rencontrer les ministres provinciaux pour discuter de programmes nationaux de développement économique.

Ce sont là les engagements fondamentaux que nous avons pris avec le peuple canadien avant le 22 mai. Ils constitueront la base de nos politiques et de nos programmes durant ce que j´┐Żespère être un mandat complet, Dans le discours du trône du mois prochain, mes collègues et moi décrirons nos premières initiatives dans tous ces domaines importants.

Nous nous attendons à un automne chargé et passionnant. L´┐Żété aussi a été très chargé, mais d´┐Żune façon différente. Avant de pouvoir changer le programme du gouvernement, nous avons dû changer notre façon de gouverner.

Le Cabinet est restreint et compte un comité exécutif : le Cabinet interne. Le pouvoir, jusqu´┐Żici concentré autour du Premier Ministre, revient maintenant au Cabinet entier, grâce à un meilleur système de comités du Cabinet. Nous avons élargi considérablement notre utilisation des ministres d´┐ŻÉtat pour donner une direction politique plus efficace aux ministères les plus complexes.

Nous avons créé un gouvernement plus ouvert, et nous consacrerons ce principe par une législation sur l´┐Żaccès à l´┐Żinformation. Un gouvernement ouvert est important pour tous les Canadiens, et en particulier pour le Premier Ministre. J´┐Żai besoin de savoir ce qui se passe, de savoir ce qui va mal dans mon gouvernement; et la meilleure façon d´┐Żêtre sûr que je le saurai, c´┐Żest que vous le sachiez.

Dans cet esprit d´┐Żouverture, laissez-moi vous dire que, à mon avis, la fonction publique à Ottawa offre un service capable et dévoué : ses hauts fonctionnaires ont été d´┐Żun grand secours quand est venu le temps pour mes collègues et moi de prendre le pouvoir en mains. Mais nous sommes résolus à ce que la fonction publique ne soit pas la seule source de conseil disponible pour les ministres.

Nous recourrons au savoir-faire des membres du Parlement pour aider les ministres à résoudre toutes sortes de problèmes, du transport du grain à l´┐Żadministration de l´┐Żassurance-chômage. Nous ferons pleinement usage d´┐Żexperts de l´┐Żextérieur, tant individus que groupes de travail, pour conseiller le gouvernement sur l´┐Żorientation de ses politiques et, chose tout aussi importante, sur la façon d´┐Żappliquer ces politiques de manière rapide et efficace. Par exemple, Pat Carney, votre concitoyenne, aide le gouvernement à préparer une initiative sur les débouchés économiques et commerciaux de la région du Pacifique, qui aura lieu à Vancouver cet automne. Jalynn Bennett, de Toronto, auparavant du Conseil économique de l´┐ŻOntario, prépare pour le gouvernement des recommandations sur le rôle futur du Conseil économique du Canada. Enfin, la semaine prochaine, nous annoncerons la composition d´┐Żun groupe de travail chargé de nous conseiller sur la façon de transférer la propriété de certains actifs de Pétro-Canada aux Canadiens.

Cette semaine, lors de notre réunion à Jasper, nous avons procédé à un autre changement fondamental dans notre façon de gouverner. Nous avons confirmé et entamé l´┐Żapplication d´┐Żun nouveau système de répartition des ressources financières du gouvernement fédéral.

La gestion des dépenses n´┐Ża rien d´┐Żexcitant. En fait, s´┐Żil veut attirer l´┐Żattention, le gouvernement n´┐Ża qu´┐Żà ignorer le contrôle des dépenses. Il sera alors reconnu pour son gaspillage des fonds publics. Nous préférerions être reconnus pour les fonds publics que nous économisons.

Le système que nous allons appliquer comporte quatre caractéristiques majeures. D´┐Żabord, les décisions seront prises au sommet. Nous déciderons d´┐Żabord du montant total que peut dépenser le gouvernement pour une année donnée, et ce montant établira la limite de toutes les autres décisions. Les ministres devront planifier et les ministères devront dépenser en respectant strictement ces limites, qui seront rendues publiques.

Deuxièmement, le système permettra de planifier sur quatre ans. Chaque année, nous rendrons publics non seulement la limite de nos dépenses pour l´┐Żannée fiscale suivante, mais aussi les montants globaux que ces limites impliquent pour les trois années suivantes. Cela signifie que les ministres doivent nous dire aujourd´┐Żhui combien leurs programmes coûteront demain.

Troisièmement, le système reliera la responsabilité de la politique de planification et celle de la modération dans les dépenses, en rendant chaque comité des politiques du Cabinet directement responsable de l´┐Żaffectation des fonds disponibles à l´┐Żappui des politiques et programmes de sa juridiction. Enfin, chaque ministre voulant lancer un nouveau programme devra maintenant en assurer le financement en réduisant ou en remplaçant un programme existant.

En résumé, il s´┐Żagit d´┐Żun changement fondamental dans la gestion des dépenses du gouvernement. À mon avis, sans ce changement, il ne serait tout simplement pas possible d´┐Żassurer le contrôle efficace du processus de dépenses, ni l´┐Żutilisation pertinente de l´┐Żargent de vos taxes.


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Traduction de : Clark, Charles Joseph. Notes for a speech by the Right Honourable Joe Clark, Prime Minister of Canada, to the Vancouver Canadian Club in the British Columbia Ballroom of the Vancouver Hotel, Vancouver, B.C. Ottawa : Office of the Prime Minister, 1979. 3 p.


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