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Bannière : Les vedettes du roc

La vie dans les campements

Les membres de la Commission géologique du Canada (CGC) étaient obligés de vivre dans la nature sauvage plusieurs mois par année. Ils devaient se débrouiller tout seuls : faire à manger, nettoyer, faire les bagages, se déplacer d'un site à l'autre et préparer le campement.

Photo d'un campement sur laquelle figurent des géologues posant devant leurs tentes, au Québec, en 1878

Campement de la CGC sur la rivière Sainte-Anne, au Québec, en 1878
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Photo d'un homme en train de faire sécher de la viande de caribou à un campement dans les Territoires du Nord-Ouest, en 1893

Viande de caribou mise à sécher, au lac Carey, dans les Territoires du Nord-Ouest, en 1893 (photo prise par Joseph Tyrrell)
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Ils emportaient des aliments qui se gardent longtemps, comme du lard salé et des biscuits secs. C'était le même genre de nourriture que les matelots emportaient avec eux lorsqu'ils s'embarquaient pour de longs voyages en mer. Pour agrémenter ces menus monotones, ils chassaient les animaux qu'ils pouvaient abattre et cueillaient des plantes comestibles.

Un des guides micmacs de Logan, John Basque, était non seulement un canoteur expérimenté, mais un bon chasseur et un bon cuisinier. Basque savait comment apprêter plusieurs sortes d'oiseaux, de poissons et d'animaux sauvages, comme le porc-épic. Il se servait aussi de plantes indigènes comme la ciboulette pour rehausser la saveur des plats.

Page manuscrite tirée d'un journal de William Logan, datée du 18 juillet 1843, illustrée, dans le bas, d'une esquisse de son campement

Page tirée d'un journal de William Logan, 1843
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Le campement devenait un lieu de travail important. Le soir et les jours de pluie, Logan repassait ses notes et ses cartes. Il notait les roches qu'il avait examinées, rédigeait son journal personnel et écrivait des lettres à des fonctionnaires gouvernementaux et à sa parenté.

Après avoir été portés pendant des mois et des mois sur le terrain, les vêtements des membres de l'équipe étaient de plus en plus déchirés et abîmés. À regarder ces hommes, on n'aurait pas pu deviner qu'ils étaient des géologues. En réalité, ils étaient tous des gentlemen instruits, mais ils étaient loin d'en avoir l'air.

Les membres de la CGC étaient fiers du travail ardu qu'ils avaient accompli et des nombreuses difficultés qu'ils avaient surmontées au cours de leurs explorations scientifiques. Seuls les hommes avaient le droit de faire partie des équipes sur le terrain. À l'époque, on trouvait que les femmes étaient trop fragiles pour ce genre de travail. En outre, il n'était pas considéré comme acceptable qu'une femme se retrouve seule dans les bois avec des hommes qui n'étaient pas de sa parenté. Les temps ont bien changé.

Photo du campement de Robert Bell sur laquelle figurent des tentes, des canots et des géologues dans leurs activités quotidiennes, en 1886

Campement de Robert Bell, en 1886
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Où sont les femmes?

Pépites de savoir

- Un jour, un cheval affamé a mangé un des carnets d'Alfred Selwyn (directeur de la CGC, 1869-1895).

- Les gens qui rendaient visite à Logan dans son bureau de Montréal étaient étonnés d'y voir les nombreuses paires de vieilles bottes usées qu'il gardait alignées le long des murs. Robert Bell, un autre géologue, a déclaré que Logan avait tellement marché pendant qu'il travaillait sur le terrain qu'il avait usé plus de bottes que de vêtements!


Il a dit...

« Pendant que Basque préparait la poêle à frire en faisant bouillir de l'eau dedans pour enlever la rouille, il a dit... qu'il nous manquait un linge à vaisselle. J'avais oublié d'en apporter un; Basque prend donc une poignée de feuilles de l'arbre blanc et s'en sert pour essuyer la poêle. Mais le linge à vaisselle oublié me fait penser que nous n'avons pas de serviette, et l'absence de serviette me rappelle que nous n'avons pas de savon. Donc, pas question de se raser pour un petit moment. Naturellement, nous allons nous laver le visage tous les matins, mais seulement avec de l'eau, et nous nous essuierons avec nos mouchoirs. Un homme devrait réfléchir comme il faut avant d'essayer de tenir maison dans les bois. » [traduction libre]

(Journal de William Logan, 13 juillet 1843)




Il a dit...

« Encore une fois, j'ai perdu mon carnet et, cette fois-ci, j'ai été obligé de retourner bredouille au campement. Demain, je vais demander à tous les hommes de m'aider à le chercher, parce que j'aurai le cï¿œur brisé si je ne le retrouve pas. Tout le travail que j'ai accompli depuis que j'ai commencé est noté dans mon carnet et, si je ne le retrouve pas, je serai obligé de tout recommencer. J'aurai perdu deux semaines et je doute d'être capable de faire un aussi bon travail la deuxième fois. » [traduction libre]

(Journal de William Logan, 20 juillet 1843)

Heureusement pour Logan, Basque a retrouvé le carnet le lendemain; il était tombé dans un petit bosquet.

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