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Bannière : Les vedettes du roc

Les Autochtones

Les membres de la Commission géologique du Canada (CGC) étaient des hommes très talentueux et prêts à travailler fort. Il reste qu'ils n'auraient jamais pu se rendre dans les régions éloignées du pays ni accomplir leurs tâches sans l'aide de leurs guides autochtones.

Photo des membres de la Commission géologique du Canada, en 1894

Équipe de la CGC dirigée par Joseph Tyrrell, en 1894
(photo prise par Joseph Tyrrell)
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Les guides autochtones indiquaient aux géologues où se trouvaient les pistes de chasse et les routes de portage. En plus de servir de guides, ils construisaient les canots, pagayaient, faisaient la chasse et la cueillette pour trouver à manger et faisaient cuire la nourriture. Ils étaient aussi porteurs, aidant l'équipe à transporter les provisions, l'équipement et les spécimens.

Photo montrant des Autochtones travaillant pour des géologues au campement du lac Francis, au Yukon, en 1887

Autochtones travaillant pour George Dawson au lac Francis, au Yukon, en 1887
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À force d'être en contact étroit avec les peuples des Premières nations, les membres de l'expédition en sont venus à s'intéresser à leurs cultures et à leurs coutumes. Les géologues ont recueilli de l'information sur les peuples autochtones qu'ils ont rencontrés sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique, dans l'Extrême-Arctique et partout ailleurs entre ces frontières. Ainsi, en 1878, George Dawson a rassemblé des données très détaillées et importantes sur les Haïdas des îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique.

Photo du village autochtone de Cumshewa constitué de maisons en bois et de totems, en Colombie-Britannique, en 1878

Village autochtone de Cumshewa, aux îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique, en 1878 (photo prise par George Dawson)
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Au cours de ses voyages dans le nord de l'Ontario, Robert Bell a appris la langue du peuple Ojibway. Il a rempli des pages de son carnet de longues listes de noms autochtones pour désigner les arbres, les animaux, les poissons et les oiseaux de la région de Temagami. Il a aussi noté une légende des Cris qui habitaient la région de la rivière Eastmain, au Québec, sur les rives est de la baie d'Hudson. Bell s'est aussi beaucoup intéressé aux cultures des Inuits de l'est de l'Arctique au cours de ses expéditions à cet endroit en 1884 et en 1885.

Photo d'un groupe d'Inuits à la baie Stupart, au Québec, en 1884

Inuits à la baie Stupart, au Québec, en 1884
(photo prise par Robert Bell)
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Il a dit...

Au cours de l'été 1877, à Grande rivière de la Baleine, dans la baie d'Hudson, Robert Bell a eu le privilège de vivre une expérience extraordinaire. Des Européens et des Autochtones s'étaient réunis pendant quelques jours pour chasser la baleine. Ils ont fait une grande fête, avec un banquet, de la danse et de la musique. Il y avait parmi les participants des Canadiens anglais, des Canadiens français, des Métis, des Inuits, des Anglais, des Écossais, des Norvégiens, des Grecs et des Africains.

« Comme instruments de musique, il y avait trois violons, deux tambours indiens ou tom toms (sic), une flûte et un tambour de métal fabriqué d'un morceau d'une vieille cheminée de poêle du fondoir, à chaque bout duquel on avait tendu une peau de chevreuil. L'enthousiasme des musiciens et la vigueur des danseurs nous faisaient vite oublier l'absence d'harmonie� Grande rivière de la Baleine est un endroit éloigné dont on n'a jamais entendu parler, certes, mais je ne crois pas qu'il y ait une soirée mondaine à Londres, en pleine saison, qui puisse éclipser la soirée à laquelle j'ai eu le privilège d'assister; impossible de rivaliser avec la diversité des invités et certainement pas avec la spontanéité de leur plaisir. » [traduction libre]

(Robert Bell, tiré du manuscrit de son ouvrage intitulé Young Canadian, 1891)

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