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John Macoun (1831-1920)

John Macoun et un garçon regardent un nid d'oiseau et un �uf
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Comme ce fut le cas pour William Logan, les sciences ont été une deuxième carrière pour John Macoun. Il adorait plus que tout voyager et collectionner des spécimens. Tandis que d'autres scientifiques se concentraient sur l'analyse, la description et la classification d'espèces individuelles, Macoun ramassait tout simplement le plus grand nombre de spécimens possible et laissait à d'autres la partie technique du travail. Il avait une facilité inouïe à dépister de nouvelles espèces de plantes dans les régions sauvages. Ses collections étaient énormes, mais, malheureusement, elles n'étaient ni bien organisées ni bien préservées. Malgré cette faiblesse, Alfred Selwyn l'a embauché comme naturaliste en 1881. Les expéditions de Macoun l'ont conduit partout au Canada. Il a aussi joué un rôle important dans la mise sur pied du musée de la Commission géologique du Canada. En 1912, John Macoun a été victime d'un accident vasculaire cérébral qui l'a obligé à prendre sa retraite; il est allé vivre dans l'île de Vancouver.

Voici comment John Macoun raconte l'expédition qu'il a faite à la péninsule de Gaspé, la première année où il travaillait pour la Commission géologique du Canada, en 1882 :
« Lorsque nous sommes arrivés à la rivière Sainte-Anne-des-Monts, les groupes se sont séparés. M. Ells et son groupe, sauf M. A.P. Low et moi, ont remonté la côte. Nous avons remonté la rivière dans deux canots, avec des pagayeurs français, avec l'intention d'escalader le massif des Chic-Chocs. Nous avons remonté la rivière sur plus de quarante-cinq kilomètres, puis nous nous sommes arrêtés. Nous avons escaladé la montagne jusqu'au sommet, qui surplombait le Saint-Laurent et d'où nous pouvions voir très loin. Je voulais faire cette escalade pour étudier la flore du sommet, parce que je n'avais jamais vu une espèce que nous appelons « Arctique ». Avant ce jour, je n'avais jamais escaladé de montagne, sauf une fois en 1875, et je ne connaissais rien aux plantes à collecter. Une fois rendus au sommet, nous avons découvert un immense plateau et aperçu de magnifiques caribous qui nous ont regardés quelque temps avant de déguerpir. Nous avons passé trois jours sur le sommet, et j'ai ramassé une grande quantité de plantes dites « Arctiques »ï¿½ Pendant que nous étions sur le sommet, j'ai été attaqué par les mouches noires, et la douleur de mes piqûres était tellement aiguë que j'ai flotté dans une sorte de demi-délire tout le temps que j'ai été là� Pour le reste de la saison, j'ai recueilli des spécimens autour de Gaspé, et j'ai trouvé à Gaspé plusieurs espèces d'algues� »
(John Macoun, 1882)
