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Vie quotidienneLe mode de vieEn dépit du fait que les Autochtones vivaient, chassaient, pêchaient et cultivaient la terre dans ce continent depuis des milliers d'années, le roi de France a décrété au seizième siècle que la terre de la Nouvelle-France appartenait à la France. Les terres le long des rivières étaient divisées en longues bandes étroites appelées « rotures » et données à des gens importants appelés « seigneurs », des amis du roi. Ces terres allaient de la rivière jusqu'à la forêt. Chaque famille avait une bande de terre à cultiver. Le fermier locataire s'appelait un « habitant ». Il devait construire une maison, défricher et cultiver sa terre, payer des taxes au seigneur et travailler sur la terre du seigneur quelques jours par année. En échange, on attendait de lui qu'il construise un moulin, qu'il paie une partie des coûts de construction de l'église et qu'il aide à construire des ponts et des routes. Lorsque les fils d'un habitant grandissaient, on divisait la terre en bandes plus étroites et l'on donnait une bande à chacun d'eux.
La vie était difficile pour les habitants. Ils devaient d'abord défricher leur terre en coupant les arbres à la hache, puis enlever les souches et les roches. Ensuite, ils devaient la cultiver. Ils faisaient pousser du blé pour le pain et du foin pour les animaux. Ils élevaient des poulets et des cochons, gardaient des vaches pour le lait et la viande, des moutons pour la laine et des chevaux pour tirer les charrues et les carrioles. Les enfants avaient beaucoup de tâches à faire, comme enlever les mauvaises herbes et biner le jardin. Bien que la vie ait été difficile pour les colons, elle était meilleure que celle qu'ils pouvaient espérer avoir en France. En Nouvelle-France, ils étaient propriétaires de leur ferme, et il y avait beaucoup de bois pour se chauffer et du poisson et des animaux sauvages en abondance pour manger. Quand ils ne travaillaient pas, ils aimaient rendre visite à leurs amis et aux autres membres de la famille; ils organisaient des fêtes où il y avait de la bonne nourriture en grande quantité et où l'on chantait et dansait. Des maladies comme le choléra et la variole ont fait des ravages dans de nombreuses familles et ont décimé les populations autochtones. |