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La terre

Les catastrophes minières de Springhill, 1891, 1956 et 1958

L'extraction charbonnière a commencé à Springhill, en Nouvelle-Écosse, peu après l'établissement de la collectivité au début du dix-neuvième siècle. Une petite mine a ouvert en 1834 et l'extraction à une plus grande échelle a commencé en 1872. La combinaison d'une matière explosive comme le poussier de charbon (une poussière fine enlevée du charbon par voie sèche) et du gaz méthane piégé à l'intérieur des dépôts de charbon était fort dangereuse. Ce n'est donc pas étonnant que trois explosions majeures soient survenues à la mine de Springhill, en 1891, en 1956 et en 1958, entraînant la mort d'hommes et de jeunes gens de la ville. De plus, 125 accidents se sont produits entre l'explosion de 1891 et celle de 1956, causant la mort de 182 hommes.

Lors de l'explosion du 21 février 1891 à la mine de Springhill, 125 hommes et jeunes gens ont perdu la vie. La deuxième explosion importante à la mine s'est produite le 1er novembre 1956 dans la fosse no 4. Un incendie et une explosion de gaz méthane ont nui aux efforts de sauvetage; 88 mineurs ont pu être sauvés, mais 39 autres sont morts.

C'est le 23 octobre 1958 qu'est survenue la troisième grande explosion à la mine de Springhill, dans la fosse no 2, peu après 20 heures, pendant le quart de l'après-midi. La fosse, ouverte en 1873, était la seule houillère qui restait à Springhill et c'était aussi la mine de charbon la plus profonde de l'Amérique du Nord. Elle atteignait une profondeur de plus de 4 200 mètres jusqu'au fond de la mine. La mine et la ville ont été secouées par un coup de toit, ou tremblement de terre souterrain, que les mineurs appellent en anglais « bump ». Après la secousse, 174 mineurs sont restés pris. Dans certaines parties de la mine, le plafond s'est effondré jusqu'au plancher, et tout contact avec les mineurs qui se trouvaient au-dessous du niveau de 2 340 mètres a été coupé.

Photo montrant trois bâtiments de surface munis de hautes cheminées du puits numéro 1 de la mine de Springhill, en Nouvelle-Écosse, en 1897

Source

Bâtiments de surface, puits no 1 de la mine de Springhill, en Nouvelle-Écosse, en 1897

À cause d'importantes poches de gaz méthane, il a fallu confier le sauvetage à des sauveteurs formés spécialement pour le sauvetage dans les mines. Munis d'équipement Draeger, ils sont descendus dans la mine en portant des appareils respiratoires qui, on l'espérait, allaient les protéger suffisamment. La plupart de ces sauveteurs étaient eux-mêmes des mineurs, et plusieurs d'entre eux avaient participé aux efforts de sauvetage après l'explosion de 1956. Toutefois, le gaz était tellement épais qu'il a étouffé leurs lampes de sûreté. En outre, l'explosion avait fait tellement de dommages que les tunnels n'étaient plus que des galeries très basses dans lesquelles les sauveteurs, sans masques protecteurs, rampaient pour se frayer un passage jusqu'aux mineurs emprisonnés.

Au matin, 81 mineurs avaient été sauvés. Le 25 octobre, les autorités étaient d'avis que les hommes qui étaient encore dans la mine étaient morts. Les efforts de sauvetage se sont néanmoins poursuivis et, le 29 octobre, les sauveteurs ont entendu la voix d'un des douze mineurs emprisonnés sous terre depuis six jours. Trois d'entre eux avaient survécu à l'explosion de 1956. Pour sauver les douze hommes, il a fallu creuser un tunnel au travers de 25 mètres de charbon, et tout cela pendant que de petits coups de toit continuaient de secouer la mine. À 9 h 15, le 1er novembre, sept autres mineurs, les derniers survivants, sortaient de la mine.

Ce fut un sauvetage extraordinaire. En dépit des 74 pertes de vie, 100 mineurs ont été sauvés.

Le courage des sauveteurs a été reconnu lorsqu'on leur a décerné la médaille d'or de la Royal Humane Association en reconnaissance de leur bravoure lors d'un sauvetage. C'était la première fois que la médaille était remise à un groupe. La Carnegie Hero Fund Commission a remis une médaille d'or et une plaque de bronze aux sauveteurs, et cinq d'entre eux ont reçu la Croix d'argent des scouts.

Jugée trop dangereuse pour qu'on en poursuive l'exploitation, la mine de Springhill a fermé en 1959. De nos jours, les mines de charbon abandonnées de Springhill fournissent de l'énergie géothermique à diverses industries de la région.

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