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L'air

L'écrasement du DC-8 des Lignes aériennes Trans-Canada, 29 novembre 1963

L'écrasement du DC-8 des Lignes aériennes Trans-Canada (TCA), survenu vers 18 h 30 le vendredi 29 novembre 1963, est considéré comme le pire accident aérien impliquant un seul avion et non causé par un acte de terrorisme de toute l'histoire du Canada. Les 111 passagers et les sept membres de l'équipage ont tous péri.

Le DC-8, le plus gros avion de cette catégorie utilisé à l'époque par TCA, a quitté l'aéroport de Dorval à Montréal à destination de Toronto. Quelques minutes à peine après le décollage, il s'est écrasé près de Sainte-Thérèse de Blainville, une petite ville de 12 000 habitants située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Montréal.

Au dire de plusieurs témoins, l'avion a pris feu pendant qu'il était encore dans les airs, puis a explosé et s'est écrasé. Les témoins ont dit aussi que l'impact avait provoqué l'éclatement des fenêtres des maisons et la chute d'objets à l'intérieur des maisons.

L'écrasement de l'avion a créé un cratère d'environ 45 mètres de long par 22,5 mètres de large. Les enquêteurs ont eu énormément de difficulté à faire leur travail parce que des pluies abondantes récentes avaient rendu le terrain boueux et marécageux.

Il a fallu de nombreuses heures avant que des bouteurs et d'autres machineries lourdes ne réussissent à ouvrir un chemin entre la route principale et le site de l'écrasement pour permettre aux enquêteurs d'accéder au lieu de l'accident avec leur équipement.

Vue aérienne du lieu de l'écrasement de l'avion à Sainte-Thérèse de Blainville, au Québec, en novembre 1963

Source

Lieu de l'écrasement de l'avion, à Sainte-Thérèse de Blainville, au Québec, le 29 novembre 1963

D'après le rapport de la Commission royale d'enquête sur l'écrasement, présenté par le ministère des Transports en juin 1965, l'avion était tellement désintégré qu'il a été impossible de déterminer la cause exacte de l'accident. On présume que la cause la plus probable a été une défaillance mécanique du système utilisé pour régler les positions longitudinales (le compensateur ou la tendance de l'avion à se cabrer ou à piquer).

Le 25 février 1964, un peu moins de trois mois après l'écrasement à Sainte-Thérèse de Blainville, un autre DC-8, appartenant à Eastern Air Lines, a été impliqué dans un accident semblable peu de temps après son décollage à La Nouvelle-Orléans en route pour New York.

Les Lignes aériennes Trans-Canada (le prédécesseur d' Air Canada) ont fait construire, près du lieu de l'écrasement, un jardin commémoratif auquel on peut accéder en passant par le cimetière de la paroisse Sainte-Thérèse. Il y a dans le jardin des pins et des bancs de pierre, deux énormes roches provenant du site de l'écrasement et un monument de granit sur lequel sont inscrits les noms des 118 personnes qui ont péri.