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Bannière : SOS! Les catastrophes au Canada
IntroductionReportages sur les catastrophesRechercheAideEauTerreAirFeuGlaceLa tempête de verglas de 1998L'avalanche du col ChilkootLe naufrage du TITANIC

La glace

La tempête de verglas de 1998, du 5 au 10 janvier 1998

Les gens ont dit que c'était « la tempête du siècle », mais lorsque la tempête de verglas a commencé le 5 janvier 1998, il ne tombait qu'une petite pluie froide et très fine. Les résidants de l'Ontario et du Québec ne pouvaient deviner la destruction que les cinq prochains jours allaient leur apporter.

La gravité d'une tempête de verglas dépend de plusieurs facteurs, tels que l'accumulation de glace, la durée de la tempête et l'étendue des régions touchées. La tempête de verglas de 1998 a établi des records dans ces trois catégories.

L'accumulation de glace était presque deux fois plus épaisse que celle de toutes les autres tempêtes jamais enregistrées. Pendant la tempête, Ottawa et Montréal ont connu plus de 80 heures de précipitation, presque deux fois plus que ce que ces deux villes reçoivent normalement en une année complète. La tempête s'est abattue sur une étendue considérable, depuis l'est de l'Ontario, en passant par tout le Québec, jusqu'au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse. Elle a même perturbé le nord de l'État de New York et certaines régions de la Nouvelle-Angleterre.

Caricature de Dale Cummings, sans titre, montrant Jean Chrétien devant un pylone qui s'est effondré sous le poids de la glace qui tente de rétablir le courant

Source

Caricature de Dale Cummings, sans titre, montrant Jean Chrétien, le premier ministre du Canada à l'époque de la tempête de verglas, qui tente de rétablir le courant coupé par l'effondrement d'un pylône sous le poids de la glace

Toutefois, ce sont l'est de l'Ontario et le sud du Québec qui ont été le plus durement touchés, au point où les autorités ont décrété l'état d'urgence. Le poids de la glace a plié et brisé des millions d'arbres, et il a fait tomber 120 000 kilomètres de lignes électriques et de câbles téléphoniques, 130 pylônes de transmission et 30 000 poteaux électriques en bois. En quelques jours, la tempête a détruit un réseau d'électricité qui avait pris des décennies à construire.

Au Québec, 900 000 foyers ont été privés d'électricité et 100 000 en Ontario. Environ 100 000 personnes ont été obligées de quitter leur demeure pour se réfugier dans des centres d'hébergement temporaires. Des millions d'autres sont allées loger chez des parents et des amis pour échapper au froid.

Toutefois, certaines personnes n'ont pas eu la chance de se rendre à un abri ou d'obtenir de l'aide; d'autres ont refusé de quitter leur demeure, même quand les températures ont baissé. Au moins 25 personnes sont mortes durant la tempête et la période qui a suivi, la plupart victimes d'hypothermie. D'autres sont mortes asphyxiées par l'oxyde de carbone après avoir utilisé des réchauds de camping ou des barbecues pour se garder au chaud.

En tout, on estime que la tempête a causé deux milliards de dollars de dommages. Encore de nos jours, en Ontario et au Québec, il reste des familles, des collectivités et des forêts qui continuent à se remettre des séquelles de la tempête de verglas de 1998.