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ARCHIVÉE - William James Topley : 
Réflexions sur un photographe de la Capitale

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Le studio

Portraits

Jusqu'à la toute fin du 19e siècle, les gens se faisaient photographier par des professionnels, la photographie étant alors considérée comme un procédé mystérieux et compliqué. Les portraits témoignent de la manière dont les gens souhaitaient qu'on se souvienne d'eux : les vêtements, la coiffure, les bijoux et le décor choisis contribuaient à l'image que l'on voulait projeter et léguer aux générations futures. Ces images sont également un miroir de la société en général, de ses goûts et de ses modes. La mode évolue au fil des ans et ceci nous est révélé par la photographie.

Sans en avoir la certitude, on peut supposer que les photographies de jeunes couples prises au début de la carrière de Topley étaient parfois des photos de mariage. Sur ces photographies de nouveaux mariés l'homme est habituellement assis et la femme se tient debout à ses côtés. Le nouveau marié porte en général un habit, alors que sa femme porte (ce qui semble à nos yeux) une robe ordinaire. Ce n'est qu'à la fin du siècle que la robe de mariée toute blanche devient à la mode (la mariée est souvent photographiée seule à cette époque).

Les militaires – officiers ou simples soldats – apparaissent en uniforme dans les « albums de comptoir » de Topley. Le nombre de soldats et d'officiers dans les albums fluctue selon les guerres qui se déroulent à cette époque (la guerre des Boers et la Première Guerre mondiale). À la fin du 19e siècle, lorsque le métier d'infirmière fut reconnu comme une profession, plusieurs de ces infirmières récemment diplômées se sont fait photographier en uniforme. À l'occasion, des pasteurs, des prêtres ou des religieuses se sont aussi fait photographier dans leurs vêtements religieux.

On ne trouve dans ces albums aucun ouvrier en habit de travail, aucune femme en robe de tous les jours, ni aucun enfant portant les vêtements usagés de ses frères et sœurs plus âgés. À l'époque, se faire photographier était un événement important – relativement dispendieux – et on revêtait toujours ses plus beaux habits pour la circonstance. Seuls les amateurs photographiaient parfois les événements ordinaires de la vie. Même à cela, la caméra Kodak était davantage réservée à des occasions spéciales, plutôt qu'à fixer sur pellicule la vie de tous les jours. En 1910, le studio Topley développait et imprimait un rouleau de six négatifs de caméra Brownie pour 28 cents, ce qui correspond à plusieurs dollars aujourd'hui.

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