Chemin de fer de Kettle Valley
Malgré l'engouement et les promesses que suscitait l'achèvement récent du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), lorsque l'on a découvert du minerai d'argent dans les Kootenays, à la fin des années 1880, il est devenu évident que la région était encore isolée. Les Américains n'ont pas tardé à exploiter les richesses minérales, et à entreprendre la construction de chemins de fer dans la région pour exporter leur fortune au sud de la frontière. Cette opération a marqué le début de batailles féroces entre les grands intérêts ferroviaires des deux pays. Les lignes naissantes, qui voulaient leur part du gâteau, ont été avalées en cours de route. L'une d'elles était le Kettle River Valley Railway, qui avait obtenu sa charte en 1901. L'entreprise a presque été anéantie par la concurrence du Great Northern Railway de l'Américain J.J. Hill, et sa direction a appelé à l'aide en 1910. C'est le CFCP qui en pris le contrôle.
Sous le nouveau nom de Kettle Valley Railway (KVR), une ligne a été construite dans la région de Kettle Valley jusqu'à la côte, ce qui a permis au Canada d'assurer sa domination sur la zone. Durant les années 1950, la construction de nouvelles routes et la fermeture de mines ont contribué à la disparition du KVR. Un premier tronçon de rails a été retiré en 1961, et la ligne a été complètement abandonnée en 1989.
Le Pacific Great Eastern Railway (PGE) a été constitué en société en 1912 afin d'assurer le service ferroviaire entre Vancouver et Prince George. Bien qu'ayant une charte de société indépendante, le PGE avait au départ des liens étroits avec le Grand Trunk Pacific (GTP). Le PGE avait accepté que le GTP utilise sa ligne pour accéder à Vancouver à partir de Prince George. Cependant, des difficultés financières liées à la construction de la ligne ont accablé l'entreprise, ce qui a entraîné sa prise en main par le gouvernement provincial, en 1918. De nouveaux problèmes ont empêché l'achèvement de la ligne jusqu'à la fin des années 1950, ce qui a suscité les railleries de certains, qui affirmaient que son acronyme signifiait « Prince George Eventually » [Prince George éventuellement] ou encore « Past God's Endurance » [Au-delà de la patience divine].
Le territoire accidenté que traversait la ligne était enchanteur. Le paysage était souvent mis en valeur dans la publicité du PGE, mais le mauvais temps causait de nombreux retards importants. Ces contretemps confirmaient les sobriquets qui avaient été donnés à la ligne, et lui en ont valu de nouveaux. En 1972, le PGE a été rebaptisé le British Columbia Railway et, en 1984, il est devenu BCRail. Contrairement à la plupart des chemins de fer, le PGE a survécu et a franchi le seuil du nouveau millénaire.
Pacific Great Eastern Railway, 1944, couverture et carte
Pacific Great Eastern Railway, 1946, couvertures et carte
Pacific Great Eastern Railway, 1947, couverture et carte
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