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Compagnie du chemin de fer de Québec Central
Le Sherbrooke Eastern Townships and Kennebec Railway entreprenait officiellement ses activités en 1874, et devenait, l'année suivante, la Compagnie du chemin de fer de Québec Central. Ce réseau, destiné au transport des ressources, tombait à pic. La découverte d'amiante près de la région de Thetford, lors de la construction de la ligne, a provoqué un boom industriel. Le réseau s'est développé, et a pris de l'expansion. La ligne principale s'étendait de Sherbrooke à Lévis et, au nord, à Lac-Frontière; des liens ont aussi été établis vers le nord-est et vers le sud avec le Témiscouata et le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP). Une grande partie de la clientèle voyageurs était composée de touristes de la Nouvelle-Angleterre.
En 1912, le CFCP louait le chemin de fer à bail. Mais les revenus déclinaient et, au début des années 1990, on avait abandonné la plus grande partie de la ligne et fermé les gares. Dans un coup de théâtre rare dans le monde ferroviaire, la société montréalaise Express-Marco a acheté la voie du CFCP qui reliait Sherbrooke et Vallée-Jonction, et l'a réouverte. Cette voie fonctionne toujours sous l'égide de la Compagnie du chemin de fer de Québec Central.
Chemin de fer de Québec Central, 1893-1894, couverture et carte
En 1887, on adoptait la charte relative au chemin de fer de Témiscouata, et on entreprenait les travaux de construction d'une ligne qui devait relier Rivière-du-Loup à Edmundston. Cette ligne était destinée au transport de bois entre le Nouveau-Brunswick et le Québec, et à l'exploitation du trafic résultant de l'augmentation de la population dans la région. L'entreprise visait aussi la clientèle touristique, en particulier les pêcheurs sportifs et les amants de la nature. Elle avait peint, sur ses wagons, le slogan : « The Sportsman's Route » [La route des sportifs].
Les coûts de construction initiaux du chemin de fer avaient été adéquatement couverts, mais, au fil des années, les frais d'exploitation, les fluctuations du marché du bois et la concurrence exercée par le Transcontinental ont contribué à son abandon. En 1929, le gouvernement fédéral a pris en charge l'exploitation partielle de la voie et, en 1950, le Canadien National a acquis la ligne. La dernière partie de la voie originale a été abandonnée en 1990.
Après que le Champlain and St. Lawrence Railway (1836) se soit avéré une entreprise viable, d'autres chemins de fer ont été implantés au Québec. En 1852, une charte était acquise en vue de former le Grand Trunk Railway, qui comprenait deux volets : l'un pour le Canada-Est (aujourd'hui le Québec) et l'autre, pour le Canada-Ouest (aujourd'hui l'Ontario). L'objectif principal était de relier Montréal et Toronto, et de soutenir le rythme de construction des voies ferrées aux États-Unis.
L'entreprise a connu une croissance explosive. Au moment de la Confédération, le Grand Trunk Railway comptait plus de voies que toute autre entreprise ferroviaire au monde. Sa première ligne à voie large reliait Longueuil (Montréal) à Portland, dans le Maine. En 1856, la ligne entre Montréal et Toronto était terminée. Ce trajet, qui exigeait auparavant au moins trente-six heures de diligence, en prenait désormais la moitié. Le GTR a intégré plusieurs entreprises et plusieurs petites lignes, mais il était fortement subventionné par le gouvernement fédéral, et il souffrait d'un endettement chronique. En outre, l'entreprise s'est engagée dans une mauvaise voie en 1903 en se dotant d'une filiale déficitaire, le Grand Trunk Pacific. En 1923, elle a été intégrée aux Chemins de fer nationaux du Canada.
Grand Trunk Railway, 1908, couverture et carte
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