L'une des résolutions de la Conférence de Québec ayant mené à la Confédération prévoyait la construction du chemin de fer Intercolonial, qui devait compléter le lien ferroviaire entre Halifax et Québec. Pour assurer le succès de l'union, on considérait essentiel de relier la province du Canada (l'Ontario et le Québec actuels) aux Maritimes. Par ce lien, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick désiraient en outre avoir accès aux États-Unis. L'idée séduisait à la fois la classe politique et le monde des affaires. La construction d'une ligne ferroviaire entièrement possédée et exploitée par le gouvernement s'est avéré le projet de travaux publics le plus important du siècle.
Localement, l'initiative a été accueillie avec enthousiasme à cause des emplois qu'elle allait créer. Mais elle a provoqué du ressentiment dans le Haut-Canada, qui devait assumer une grande partie de la facture sans en retirer beaucoup d'avantages. Après l'achèvement de la ligne initialement prévue sous l'égide de Sandford Fleming, des acquisitions ont été faites en vue de la prolonger jusqu'à Montréal.
En 1897, l'Intercolonial et trois autres lignes appartenant au gouvernement ont été regroupées sous l'égide des Canadian Government Railways, qui devaient plus tard être intégrés aux Chemins de fers nationaux du Canada (CN).
Chemin de fer Intercolonial du Canada, 1890, couverture et carte
Chemins de fer Intercolonial et de l'Île-du-Prince-Édouard, 1910, couverture et page de titre
En 1870, Alexander Gibson fondait la New Brunswick Land and Railway Company (qui allait plus tard devenir le New Brunswick Railway). Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick était une région relativement prospère grâce à d'abondantes ressources naturelles et minérales. Alexander Gibson détenait d'importants avoirs fonciers le long de la rivière Sain-Jean. Il savait qu'un chemin de fer pouvait assurer le transport du bois à l'intérieur de la colonie et vers le Canada plus facilement, plus sûrement et plus économiquement, en particulier durant les mois où la rivière était gelée.
Une première ligne à voie étroite a été ouverte entre Gibson, en face de Fredericton, et Edmundston. L'entreprise a construit, acheté et pris à bail d'autres lignes afin d'édifier un réseau beaucoup plus étendu à l'intérieur du Nouveau-Brunswick, et qui se rendrait au Maine. L'écartement des voies a été normalisé dans les années 1880 et, en 1891, le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) a pris la ligne à bail pour une durée de 999 ans. K.C. Irving a acheté l'entreprise après la Deuxième Guerre mondiale, principalement pour répondre aux besoins reliés à ses avoirs fonciers.
New Brunswick Railway, 1881, couverture, frontispice et page de titre
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