Chemin de fer de l'Île-du-Prince-Édouard
En 1871, l'assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard autorisait la construction d'un chemin de fer qui devait relier les deux extrémités de l'Île. L'un des plus grands promoteurs de cette initiative, J.C. Pope, estimait qu'elle allait entraîner une grande prospérité et favoriser l'implantation d'industries, la création d'emplois et un afflux touristique. Selon lui, les coûts de construction du chemin de fer allaient être négligeables par rapport aux retombées qu'il produirait.
Chemin de fer de l'Île-du-Prince-Édouard, 1899, couverture et carte
La loi adoptée à cette fin stipulait que le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard verserait 5 000 livres sterling par mille aux entrepreneurs pour la construction du chemin de fer. Cependant, elle ne précisait pas le nombre de milles sur lequel le réseau devait s'étendre. On a donc construit plus de voies que nécessaire, et la facture est montée en flèche. D'autres problèmes financiers reliés au projet ont fini par exaspérer la classe politique de l'Île et l'ont poussée à accepter la Confédération, union à laquelle elle avait jusque-là résisté avec acharnement.
L'une des demandes les plus importantes de l'Île-du-Prince-Édouard, lors des négociations de 1873 sur la Confédération, était que le gouvernement fédéral prenne en charge le chemin de fer, et garantisse l'exploitation continue d'un lien maritime (ou autre) avec le continent. Le Canada a tenu promesse, en prenant en charge le chemin de fer, et en exploitant un service de traversier entre l'Île et le Nouveau-Brunswick. Le Chemins de fer nationaux du Canada a fait rouler des trains pour la dernière fois à l'Île-du-Prince-Édouard en 1989, et c'est désormais le Pont de la Confédération qui relie l'Île au continent.
Chemin de fer de l'Île-du-Prince-Édouard, 1905, couvertures et photo
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