Même si les trains transportant les régiments pour combattre la Rébellion du Nord-Ouest en 1885 constituaient ce que l'on pourrait appeler les premiers « trains de troupes » au Canada, ce n'est pas avant la Première Guerre mondiale que cette expression s'est appliquée à des efforts d'une telle ampleur. Lors de cette querre, on devait continuellement envoyer des soldats vers les ports de l'Est et les approvisionner. On priait donc instamment les passagers ordinaires d'éviter, si possible, de voyager en train. Cette restriction s'est faite au détriment de sociétés, comme le Chemin de fer Canadien du Nord (CNoR) et le Grand Trunk Pacific (GTP), qui croulaient déjà sous les dettes quand la guerre a éclaté. La bourse du gouvernement était de nouveau sollicitée et, pendant la guerre, les prix ont augmenté. Les chemins de fer faisaient leur devoir en transportant troupes et approvisionnements, mais les tarifs de transport du gouvernement étaient bas. La perte de revenus a contribué à caler les sociétés concurrentes, qui ont toutes deux été assimilées par les Chemins de fer nationaux du Canada avant la fin de la guerre.
La Deuxième Guerre mondiale est survenue au moment où la popularité des trains de passagers était en déclin. Cette fois, les pressions exercées sur les chemins de fer s'avéraient plus lucratives et certaines sociétés affichaient même une hausse de revenus. Après la guerre, la situation s'est inversée.
Vidéo
Extrait d'un film muet montrant des soldats canadiens qui embarquent dans un train à Hamilton, en 1917, pour aller participer à la Première Guerre mondiale (durée : 47 s)
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