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Le chemin de fer amène des milliers de colons dans l'Ouest. La vie des peuples autochtones s'en trouve modifiée à jamais. On leur enlève de plus en plus de terres. Ne pouvant plus circuler librement à travers les terres pour pêcher et chasser, ils ne peuvent plus nourrir les leurs. Il n'y a plus de bisons non plus, car on les chasse presque jusqu'à l'extinction de l'espèce.
J'y étais
Le père Lacombe, qui vit au sein de la nation des Pieds-Noirs, raconte ainsi l'arrivée du chemin de fer :
« Like a vision I could see it driving my poor Indians before it, and spreading out behind it the farms, the towns and cities... No one who has not lived in the west since the Old-Times can realize what is due to that road... »
[Traduction : Comme dans une vision, je pouvais le voir poussant mes pauvres Autochtones devant lui et semant derrière lui des fermes, des villes, des cités... Une personne qui n'a pas vécu dans l'Ouest autrefois ne peut pas se rendre compte de ce que ce chemin a apporté...]
The Great Railway: Illustrated de Pierre Berton, Toronto, McClelland et Stewart, 1972, p. 167.
« Nous étions ici avant tout le monde... Les Autochtones avaient toujours eu pour tradition de partager; alors, ils ont sûrement senti qu'ils partageaient simplement leurs terres avec les nouveaux venus... À mesure que les colons arrivaient, les Autochtones étaient repoussés de plus en plus loin jusqu'à un point où ils ne pouvaient même plus pêcher dans leurs propres cours d'eau. » [traduction]
« We were promised so many things », écrit par le chef Stephen Knockwood. Tiré de Voice of the Pioneer, Volume Two, sous la direction de Bill McNeil, Toronto, Macmillan of Canada, 1984, p. 123.
Poundmaker, chef des Cris, voit bien ce que signifie le chemin de fer et, au printemps 1881, il dit à son peuple de se préparer : « L'été prochain, ou au plus tard l'automne prochain, le chemin de fer sera tout près, les blancs envahiront notre pays et ils nous dicteront ce qu'ils voudront. C'est inutile de rêver que nous pouvons leur faire peur; ce temps-là est passé; notre seule ressource est notre travail, notre industrie et nos fermes. Envoyez vos enfants à l'école... si vous souhaitez leur prospérité et leur bonheur. » [traduction]
The Great Railway: Illustrated de Pierre Berton, Toronto, McClelland and Stewart, 1972, p. 224 et 226.
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