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ARCHIVÉE - Vision photographique du Canada :
La mémoire d'une nation

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Essais

Édification d'une nation

Photo d'un pont ferroviaire en bois traversant le ruisseau Mountain (Colombie-Britannique), vers 1880-1890
Pont du Canadien Pacifique
Ruisseau Mountain (Colombie-Britannique), vers 1880-1890
Photographe : Norman Denley
PA-066576
Source

Le gouvernement canadien a reconnu très vite l'utilité de la photographie dans l'édification de son jeune pays. Dans les années 1860, les photos étaient devenues un moyen de communication reconnu au pays et à l'étranger, tant pour diffuser de l'information que pour faire de la publicité sur les activités gouvernementales. Dès l'apparition des premières photos, le gouvernement et le secteur privé ont compris qu'elles pouvaient s'avérer très efficaces pour promouvoir des projets et des points de vue, car elles semblaient fournir une preuve incontestable de ce qu'elles appuyaient.

Le gouvernement a eu recours à la photographie pour la première fois lors des expéditions d'arpentage des années 1850, qui ont permis d'ouvrir les prairies à la colonisation. À la fin du XlXe siècle, la photographie était aussi mise à profit dans diverses expéditions dans l'Arctique, qui visaient à faire valoir la domination du Canada sur le passage du Nord-Ouest et les frontières nord du continent. Ces photographies ont souvent servi à étayer le mythe selon lequel le Canada était en très grande partie inhabité. Ajoutées aux descriptions des peuples autochtones que faisaient le gouvernement et le secteur privé, ces images permettaient de soutenir généralement le désir de la population de développer et d'exploiter le territoire à des fins industrielles et commerciales.

Les sociétés privées et commerciales ont également fait appel à la photographie pour mettre en valeur des images particulières du Canada, chacune selon ses besoins. Par exemple, au milieu des années 1860, la Ville de Toronto a fourni une photo panoramique spectaculaire de 360 degrés pour appuyer sa candidature au titre de capitale du Canada, qui a finalement été rejetée. De même, le Canadien Pacifique et d'autres compagnies de chemin de fer ont fréquemment eu recours à des photographies pour promouvoir l'immigration, les possibilités de développement et les destinations touristiques du pays. Ainsi, la photographie a joué un rôle essentiel dans la formation de la nation canadienne et de son identité nationale. Elle s'est révélée un outil indispensable pour les milieux urbains, les régions rurales et les aires naturelles du Canada en leur permettant de faire valoir leur contribution à la vie nationale et internationale.

Le ministère de l'Intérieur a fait un usage particulièrement efficace des photographies dans ses campagnes en faveur des activités liées au développement du pays telles que l'immigration, l'agriculture et l'exploitation des ressources. Quant au ministère des Travaux publics, il a commencé à recourir à la photographie au début des années 1860, période où il a embauché le photographe Samuel McLaughlin pour fournir à l'opposition sceptique une preuve visuelle des progrès dans la construction des nouveaux édifices du Parlement. La photographie demeure aujourd'hui le principal moyen utilisé par ce ministère pour créer de la documentation non seulement sur les édifices fédéraux, mais aussi sur les ports, les ponts, les canaux et même la route transcanadienne, la voie maritime du Saint-Laurent et les aéroports. Bibliothèque et Archives Canada possède des millions d'images provenant de divers organismes gouvernementaux et du secteur privé qui illustrent comment la nation canadienne a perçu son développement au cours des 150 dernières années.