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ARCHIVÉE - Vision photographique du Canada :
La mémoire d’une nation

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Glossaire

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A

Agrandisseur : Afin de produire une épreuve plus grande que le négatif, il est essentiel d'agrandir l'image du négatif. Lorsque les négatifs sont de grandes dimensions (20 x 25 cm par exemple), comme c'était le cas pendant presque tout le dix-neuvième siècle, on peut créer des épreuves-contact facilement observables en plaçant le négatif sur un papier photosensible et en l'exposant à la lumière, pour ensuite développer et fixer l'image et ainsi créer une épreuve permanente. Par contre, si les négatifs sont plutôt petits (comme les films en rouleaux apparus à la fin du dix-neuvième siècle), les épreuves peuvent être créées avec un agrandisseur. L'apparition du papier bromure, dans les années 1880, a rendu le processus d'agrandissement plus facile et plus rapide qu'avec l'ancien papier à l'albumine. L'agrandisseur est généralement un dispositif vertical comportant, de haut en bas, une lampe, un support à négatif, une lentille et un plateau. La lampe projette, à travers la lentille, une image du négatif sur le papier photographique, qui est maintenu en place sur le plateau.

Ambrotype : Le procédé au collodion humide était beaucoup moins coûteux que le daguerréotype, et il permettait l'impression de plusieurs copies à partir d'un seul négatif. Avec le procédé au collodion humide, on reproduisait le cachet du daguerréotype et le boîtier dans lequel il était placé en fixant un mince négatif sur un support noir (qui inversait les nuances de l'image) et en le plaçant dans un boîtier semblable à ceux des daguerréotypes. Les ambrotypes ont été produits principalement dans les années 1850 et 1860.

Appareil photo : Un appareil photo est un boîtier étanche à la lumière, muni d'une lentille d'un côté et d'une surface photosensible (une plaque ou un film) de l'autre, où converge la lumière qui pénètre dans la lentille. Dans le cas des appareils photo avec sténopé, la lentille n'est pas nécessaire puisqu'elle est remplacée par un minuscule trou. Avec ce type d'appareil photo, il est absolument impossible de prendre une photo ou un portrait si le sujet ne peut être exposé pendant plusieurs minutes.

C

Cabinet : Plus grandes que les cartes de visite, les photos de type « cabinet » (environ 10 x 15 cm) ont été populaires de la fin des années 1860 jusqu'aux années 1890. Comme les cartes de visite, elles portaient souvent le nom du photographe. Les cartes de visite et les photos « cabinet » étaient souvent collectionnées dans des albums spécialement conçus pour contenir des photos de ces formats.

Calotypie : Quand William Henry Fox Talbot a commencé à expérimenter le procédé négatif-positif, dont il est l'inventeur, il utilisait des négatifs sur papier. Après avoir subi certaines améliorations, ce procédé a été publicisé sous le nom de calotypie. Il n'a pas été très répandu au Canada, car il n'offrait pas la définition et la clarté obtenues avec la daguerréotypie. Par contre, les fibres du papier dans le négatif donnaient à l'épreuve finale un effet de clair-obscur (contraste entre la lumière et l'ombre).

Carte de visite : Ayant à peu près les dimensions d'une carte de visite professionnelle (environ 5 x 7,5 cm), ce type de photo était très populaire des années 1860 aux années 1880. L'épreuve à l'albumine était collée sur un carton souple, qui portait habituellement le nom du photographe.

Couleur : Les premiers procédés photographiques étaient tous monochromes, ou « noir et blanc ». Les photographes retouchaient leurs images avec de la couleur, par exemple pour rougir les joues des modèles ou donner l'impression que leurs bijoux étaient en or. On a commencé à expérimenter la création de véritables photos couleur dans les années 1840, mais les premiers procédés efficaces n'ont été mis au point que dans les années 1860 et 1870. Ils nécessitaient trois négatifs séparés et des filtres spéciaux, et ils ont été utilisés pour la première fois par l'industrie de l'imprimerie dans les années 1890. Les procédés de photographie couleur qui ont vu le jour par la suite requéraient généralement des écrans pour séparer les couleurs et pour certains il fallait avoir recours à ces écrans pour prendre les images et pour les regarder. Tous ces procédés produisaient des épreuves transparentes, qu'il fallait regarder en les dirigeant vers la lumière. En 1936, l'apparition de la pellicule Kodachrome a entièrement révolutionné le domaine. Il s'agissait en effet du premier film intégral à couches multiples. Cette technologie, qui est à l'origine de toutes les pellicules couleur qui existent aujourd'hui, comprend trois couches de couleur et deux filtres sur un seul support de film, ce qui permet aux photographes de prendre des photos sans accessoires supplémentaires. Cependant, ce procédé était si complexe à l'origine que l'entreprise Eastman Kodak a été la seule à l'employer pendant plusieurs années. La technologie Kodachrome donnait des images plus nettes et plus vives et aux couleurs plus saturées que celles produites avec les procédés à écrans.

L’équipement requis pour produire des épreuves couleur n'a pas été commercialisé rapidement. Jusqu'au début des années 1940, la plupart des épreuves couleur étaient réalisées par l'impression de négatifs sur trois feuilles distinctes de papier spécial, qui étaient par la suite superposées. À la fin des années 1940, on a vu apparaître de l'équipement commercial relativement peu coûteux pour la production des épreuves couleur, mais celles-ci ne se sont imposées qu'à la fin des années 1960. Malheureusement, plusieurs épreuves couleur avaient tendance à pâlir ou à changer de couleur (quand les différentes couches de couleur s'altéraient de façon inégale), jusqu'à ce que des films plus stables voient le jour, dans les années 1980.

D

Daguerréotype : La daguerréotypie est la première forme de photographie à avoir connu une grande popularité; elle a été utilisée de 1839 aux années 1860. Un daguerréotype est une plaque de cuivre recouverte d'argent, rendue photosensible avec un halogénure (généralement de l'iode) dans une boîte de vapeur spéciale. Cette plaque est exposée dans l'appareil photo et développée à l'aide de mercure chaud. Une solution de patinage à base d'or en assure la permanence. Comme la surface de l'image est très fragile, les daguerréotypes sont généralement scellés dans un boîtier couvert d'une vitre protectrice. Un daguerréotype est une image unique.

E

Éclairage artificiel : Les premières photographies nécessitaient généralement une exposition de longue durée à la lumière vive du soleil. Sans cette exposition, les photographes ne pouvaient pas faire de photos et, par conséquent, ne faisaient pas d'argent. Les jours sombres de l'hiver, les journées nuageuses ou pluvieuses et les soirées étaient donc des périodes non rentables. Au cours des dix-neuvième et vingtième siècles, des progrès sur le plan chimique ont permis de diminuer graduellement la durée d'exposition nécessaire à la prise de photos, car les émulsions sont devenues de plus en plus sensibles. Cependant, l'éclairage artificiel était nécessaire (et le demeure toujours) dans plusieurs endroits peu éclairés. Dans les années 1840, les studios ont commencé à avoir recours à des lampes à arc (alimentées par des piles liquides) et à des rampes de feux au gaz. Quand les lampes à incandescence ont vu le jour, certains photographes ont installé leur propre génératrice. Pour la photographie hors studio, la poudre de magnésium éclairante a été utilisée jusque dans les années 1910, puis la lampe flash est apparue dans les années 1920 et a été employée jusqu'à ce que le flash électronique la supplante, dans les années 1960. Les lampes électriques portatives conçues pour différents types de conditions et de situations ont été mises au point pendant le vingtième siècle, en partie pour répondre aux besoins de l'industrie cinématographique.

Épreuve à l'albumine : Les premières épreuves sur papier (épreuves sur papier salé) étaient faites de papier enduit d'une solution à base de chlorure de sodium (sel de table) qu'on rendait photosensible en y ajoutant du nitrate d'argent. Comme l'image obtenue sur ce papier se formait sur les fibres sous la surface du papier, elle n'était pas aussi claire qu'un daguerréotype. On traitait la surface du papier avec une solution à l'albumine faite de blancs d'œufs qui empêchait les sels d'argent de pénétrer dans le papier, augmentait la capacité de réflexion du papier et donnait à l'épreuve une meilleure définition. Ce papier a été utilisé du milieu des années 1850 jusque dans les années 1890. Dans la période où le papier à l'albumine était le plus répandu, on en fabriquait tellement qu'il a fallu publier des recettes qui nécessitaient des jaunes d'œufs seulement.

Épreuve sur gélatine-argent : Dans les années 1870, la gélatine a commencé à remplacer l'albumine pour la préparation du papier d'impression des épreuves. Le papier bromure (papier enduit d'une émulsion de gélatine contenant du bromure d'argent photosensible, qui était développé et fixé après l'exposition) est devenu très populaire au milieu des années 1880. Il était beaucoup plus sensible que le papier à l'albumine, ce qui facilitait l'agrandissement des images à partir de petits négatifs. Il a ainsi contribué à promouvoir le développement des petits appareils photo, ce qui a ensuite permis de populariser la photographie comme simple passe-temps. Le papier bromure et ses analogues, les papiers au chlorobromure et au chlorure, sont demeurés les plus utilisés pendant tout le vingtième siècle et sont encore fabriqués aujourd'hui.

F

Ferrotype : Les ferrotypes sont des images uniques (comme les daguerréotypes) sur de minces feuilles d'acier. Pour les produire, on enduisait la feuille d'acier de collodion humide qu'on rendait photosensible avec du nitrate d'argent, puis on l'exposait et on la développait avant que le collodion ne sèche. Le procédé de développement donnait une image positive plutôt que négative. Très peu coûteux à produire, les ferrotypes avaient habituellement une teinte brunâtre ou roussâtre et n'offraient pas une aussi grande variété de nuances que les photographies sur papier. Certains photographes prennent toujours des ferrotypes, et on en retrouve occasionnellement dans les musées ou les reconstitutions historiques.

N

Négatif à la gélatine-argent : Pour étendre les sels d'argent photosensibles sur un négatif (qui pouvait être une plaque de verre ou un film de celluloïd), on pouvait l'enduire d'une émulsion de gélatine en remplacement du collodion. L'utilisation de la gélatine était très avantageuse, car elle permettait la fabrication des plaques et des films en usine, ce qui en assurait l'uniformité et la qualité. De plus, il n'était pas nécessaire de les développer immédiatement après l'exposition. Ce type de négatif réagissait aussi plus rapidement que le négatif au collodion, car il était plus sensible à la lumière.

Négatif au collodion humide : Les premiers négatifs étaient produits sur papier, mais les épreuves obtenues avec ces négatifs n'avaient pas la définition ni la clarté des daguerréotypes. Pour la fabrication de négatifs, un matériau transparent tel que le verre est idéal, mais les solutions photosensibles y adhèrent difficilement. En 1852, Scott Archer a résolu ce problème en utilisant du collodion. Il s'agissait d'une solution de pyroxyline (un fulmicoton obtenu par la dissolution du coton dans l'acide nitrique), d'alcool et d'éther, à laquelle on ajoutait du nitrate d'argent. Ce fluide visqueux était ensuite étendu sur une plaque de verre, qui était insérée dans l'appareil photo, exposée à la lumière, puis développée avant que le collodion ne sèche. Toutes ces manipulations devaient se faire dans l'obscurité et à l'endroit et au moment où la photo était prise, car si le collodion séchait, l'argent se figeait et ne pouvait être développé. Ce procédé était donc très encombrant sur le terrain, mais tout à fait propice à la prise de portraits et d'images en studio. Plusieurs tentatives ont été effectuées pour améliorer le procédé au collodion humide, et il est demeuré répandu jusque dans les années 1880, période où il a été supplanté par les négatifs à la gélatine-argent (voir aussi ambrotype et ferrotype).

Négatif sur celluloïd : Jusque dans les années 1880, la plupart des négatifs (à l'exception des calotypes) étaient produits sur des plaques de verre. Pour fabriquer les premiers négatifs de celluloïd, on moulait une solution visqueuse faite de pyroxyline et de plusieurs autres produits chimiques en proportions variées afin de créer un mince film. Ce film était par la suite enduit d'une couche d'halogénure d'argent photosensible, puis placé dans un boîtier étanche à la lumière jusqu'à son utilisation. Communément appelé « film nitrate », ce type de film était hautement inflammable et sujet à l'altération chimique. Malgré tout, il a été utilisé jusqu'au début des années 1950 en raison de sa résistance. Dans la première décennie du vingtième siècle, divers films acétate (nommés « films de sécurité » parce qu'ils étaient beaucoup moins inflammables) ont commencé à remplacer les films nitrate. Cependant, comme les films acétate pouvaient perdre leur intégrité chimique et physique par la dissolution de leur acide acétique, ils ont à leur tour été remplacés, dans les années 1960, par des plastiques plus durables, comme le Mylar, qui est toujours en usage aujourd'hui.

P

Photographie : Procédé de création d'images nécessitant un mécanisme de prise de photo (appareil photo), une surface photosensible sur laquelle l'image est captée (plaque ou film), un outil faisant converger l'image sur la plaque ou le film (lentille), des produits chimiques permettant de développer et de fixer l'image latente sur la plaque ou le film, ainsi qu'un système d'impression (qui requiert souvent un agrandisseur) donnant une image positive du négatif. Celle-ci est habituellement imprimée sur du papier photosensible, que l'on développe et fixe après l'exposition.

Photographie stéréoscopique : Les photographies stéréoscopiques sont composées de deux photos, prises avec un appareil comportant deux lentilles séparées par la même distance que les yeux d'une personne. Ces photos sont ensuite apposées sur un carton. Lorsqu'on les observe à l'aide d'un stéréoscope, elles se combinent pour donner une image tridimensionnelle. Très populaires à partir des années 1860 et pendant tout le vingtième siècle (et encore vendues en disques View-Master), les photos stéréoscopiques représentant des attractions majeures se vendaient très bien aux touristes. Certaines entreprises telles que Underwood and Underwood envoyaient constamment leurs photographes prendre de nouvelles images aux quatre coins du monde. Même les magasins à rayons vendaient des images stéréoscopiques à bas prix : Eaton non seulement vendait des images produites par d'autres entreprises, mais offrait aussi des photos de ses propres activités commerciales et de ses édifices. Au moins une entreprise (Argus) produit encore des appareils photo stéréoscopiques destinés aux photographes amateurs.

Procédé négatif-positif : Il s'agit d'un procédé couramment utilisé en photographie, dans lequel une image négative, dont les lumières et les ombres sont inversées, est créée sur un film placé dans l'appareil photo et exposé à la lumière. Une fois développé et fixé, le négatif peut servir à créer une image positive sur une surface photosensible (généralement du papier photographique).

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