CMAJ/JAMC Evidence
Études

 

Discrimination against gay, lesbian and bisexual family physicians by patients

Paul Druzin,* MD; Ian Shrier,*† MD, PhD; Mayer Yacowar,* MD; Michel Rossignol,† MD, MSc

CMAJ 1998;158:593-7

[ résumé ]


From *the Herzl Family Practice Centre and †the Centre for Clinical Epidemiology and Community Studies, Sir Mortimer B. Davis­Jewish General Hospital, McGill University, Montreal, Que.

This article has been peer reviewed.

Reprint requests to: Dr. Ian Shrier, Centre for Epidemiology and Community Studies, Sir Mortimer B. Davis­Jewish General Hospital, 3755 Cote-Ste-Catherine Rd., Montreal QC H3T 1E2; fax 514 340-7564; Email: ishrier@physio.mcgill.ca

© 1998 Canadian Medical Association (abstract/résumé)


Abstract

Background: Discrimination against gay, lesbian and bisexual (GLB) patients by physicians is well known. Discrimination against GLB physicians by their colleagues and superiors is also well known and includes harassment, denial of positions and refusal to refer patients to them. The purpose of this study was to identify and quantify the attitudes of patients toward GLB physicians.

Methods: Telephone interviews were conducted with 500 randomly selected people living in a large urban Canadian city. Subjects were asked if they would refuse to see a GLB family physician and, if so, to describe the reason why. They were then given a choice of 6 reasons obtained from consultation with 10 GLB people and 10 heterosexual people.

Results: Of the 500 subjects 346 (69.2%) were reached and agreed to participate. Of the 346 respondents 41 (11.8%) stated that they would refuse to see a GLB family physician. The 2 most common reasons for the discrimination (prevalence rate more than 50%) were that GLB physicians would be incompetent and the respondent would feel "uncomfortable" having a GLB physician. Although more male than female respondents discriminated against GLB physicians, the difference was not statistically significant. The proportion of male and female respondents who discriminated increased with age (p < 0.01).

Conclusions: The observed prevalence of patient discrimination against GLB family physicians is significant. The results suggest that the discrimination is based on emotional reasons and is not related to such factors as misinformation about STDs and fear of being thought of sexually. Therefore, educational efforts should be directed against general perceptions of homosexuality rather than targeting specific medical concerns.


Résumé

Contexte : La discrimination pratiquée par les médecins à l'endroit des patients gais, lesbiennes et bisexuels (GLB) est bien connue. La discrimination pratiquée à l'endroit des médecins GLB par leurs collègues et leurs supérieurs est aussi bien connue et comprend le harcèlement, le refus d'un poste et le refus de leur référer des patients. Cette étude visait à définir et quantifier les attitudes des patients face aux médecins GLB.

Méthodes : On a interviewé par téléphone 500 personnes choisies au hasard vivant dans une grande agglomération urbaine du Canada. On a demandé aux sondés s'ils refuseraient de consulter un médecin de famille GLB et, le cas échéant, de préciser pourquoi. On leur a alors donné un choix de six raisons découlant de la consultation de dix personnes GLB et de dix personnes hétérosexuelles.

Résultats : Sur les 500 sujets, on a réussi à communiquer avec 346 (69,2 %) qui ont consenti à participer à l'étude. Sur les 346 répondants, 41 (11,8 %) ont déclaré qu'ils refuseraient de consulter un médecin de famille GLB. Les deux raisons les plus fréquentes de la discrimination (taux de prévalence de plus de 50 %) étaient que les médecins GLB seraient incompétents et le fait que le répondant ne se sentirait «pas à l'aise» d'avoir un médecin GLB. Plus d'hommes que de femmes pratiqueraient de la discrimination à l'endroit des médecins GLB, mais la différence n'était pas significative sur le plan statistique. La proportion des répondants, hommes et femmes, qui ont déclaré qu'ils pratiqueraient de la discrimination augmentait avec l'âge (p < 0,01).

Conclusions : La prévalence observée de la discrimination pratiquée par les patients à l'endroit des médecins de famille GLB est importante. Les résultats indiquent que la discrimination est fondée sur des raisons émotives et n'est pas liée à des facteurs comme de l'information erronée sur les MTS et le fait que les répondants craignent qu'on pense à eux de façon sexuelle. Les efforts d'éducation devraient donc viser à lutter contre les perceptions générales de l'homosexualité plutôt que cibler des préoccupations médicales particulières.

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| CMAJ March 10, 1998 (vol 158, no 5) / JAMC le 10 mars 1998 (vol 158, no 5) |