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CMAJ
CMAJ - July 14, 1998JAMC - le 14 juillet

Genital injuries following sexual assault of women with and without prior sexual intercourse experience

Marleen Biggs, MEd; Lana E. Stermac, PhD; Miriam Divinsky, MD

CMAJ 1998;159:33-7

[résumé]


From the Sexual Assault Care Centre, Women's College Hospital, and the Ontario Institute for Studies in Education, University of Toronto, Toronto, Ont.

This article has been peer reviewed.

© 1998 Canadian Medical Association (abstract / résumé)


Abstract

Background: The literature on sexual assault has not directly addressed the question of genital injuries in women without prior sexual intercourse experience. Given the paucity of research and the current importance of physical evidence in the criminal justice system, this study was designed to document the type and site of genital injuries from sexual assault in women without and with prior sexual intercourse experience.

Methods: The charts were reviewed of 132 women who had been sexually assaulted and had sought medical treatment at the Sexual Assault Care Centre (SACC), Women's College Hospital, Toronto, within 10 days after the assault. Half (66) of the women reported that, at the time of the assault, they had no prior sexual intercourse experience. The Sexual Assault Evidence Kit in each patient's file was reviewed to ascertain the type and location of genital injuries. Types of injuries were classified into 3 categories (nonperforating soft-tissue injuries, lacerations or current bleeding) and locations into 6 categories (labia majora and minora, posterior fourchette and introitus, hymen, vagina, cervix, and anus).

Results: Significantly more women without than with prior sexual intercourse experience had visible genital injuries (65.2% v. 25.8%, p < 0.01). However, of the women without prior experience, only 9.1% had hymenal perforation. Analyses of the data for only women with genital injuries indicated no difference between those without and those with prior sexual intercourse experience in the overall mean number of injured sites (1.65 and 1.47 respectively) or in the mean number of sites with nonperforating soft-tissue injuries (0.349 and 0.706), lacerations (0.953 and 0.471) and bleeding (0.279 and 0.294).

Interpretation: The results suggest that genital injuries are more common in women without prior sexual intercourse experience but that substantial proportions of all women, regardless of their prior sexual experience at the time of assault, will not have visible genital injuries. Emergency department staff and members of the criminal justice system need to be aware of the variable presentation of genital trauma related to sexual assault in women with and without prior sexual intercourse experience.


Résumé

Contexte : Les articles de recherche sur les agressions sexuelles n'ont pas traité directement de la question des lésions aux organes génitaux subies par les femmes qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression. Étant donné la rareté des recherches et l'importance actuelle des preuves physiques dans le système de justice criminelle, cette étude visait à documenter le type et le site des lésions aux organes génitaux causées par une agression sexuelle chez les femmes qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression et chez celles qui en avaient eu.

Méthodes : On a étudié les dossiers de 132 femmes qui avaient été victimes d'une agression sexuelle et avaient demandé des traitements médicaux au Centre de traitement des agressions sexuelles du Women's College Hospital de Toronto dans les dix jours suivant l'agression. La moitié (66) des victimes ont déclaré qu'elles n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression. On a examiné la trousse de preuve d'agression sexuelle dans le dossier de chaque patiente pour déterminer le type et le lieu des lésions subies aux organes génitaux. Les lésions ont été classées en trois catégories (lésions des tissus mous sans perforation, lacérations ou saignement continu) et les endroits, en six catégories (grandes lèvres et petites lèvres, fourchette postérieure et ostium vaginae, hymen, vagin, col et anus).

Résultats : On a constaté la présence de lésions visibles aux organes génitaux chez beaucoup plus de femmes qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression que chez celles qui en avaient eu (65,2 % c. 25,8 %, p < 0,01). Cependant, parmi les femmes qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression, 9,1 % seulement avaient subi une perforation de l'hymen. Les analyses des données seulement sur les femmes victimes de lésions aux organes génitaux n'ont révélé aucune différence entre celles qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression et celles qui en avaient eu quant au nombre moyen global d'endroits blessés (1,65 et 1,47 respectivement) ou au nombre moyen d'endroits où elles avaient subi des lésions des tissus mous sans perforation (0,349 et 0,706), des lacérations (0,953 et 0,471) et saigné (0,279 et 0,294).

Interprétation : Les résultats indiquent que les lésions aux organes génitaux sont plus fréquentes chez les femmes qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles avant l'agression mais que beaucoup de femmes, peu importe leur vécu sexuel antérieur au moment de l'agression, n'auront pas de lésions visibles aux organes génitaux. Les membres du personnel des services d'urgence et du système de justice criminelle doivent connaître les aspects variables des traumatismes génitaux découlant d'une agression sexuelle subie par les femmes qui avaient eu des relations sexuelles et celles qui n'en avaient jamais eu avant l'agression.

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