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ARCHIVÉE - Le Canada et la Première Guerre mondiale

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Journaux de guerre

Passchendaele (la troisième bataille d'Ypres)

26 octobre - 10 novembre 1917

Le cauchemar de Passchendaele

« C'était une journée infecte, vraiment infecte. Nous étions littéralement couchés dans le lit d'une rivière complètement ravagée par les bombes et transformée en bourbier marécageux […] le quartier général de notre compagnie a été pulvérisé […] avant même que nous lancions l'assaut […] et la bataille n'avait même pas encore commencé. [traduction] »

Alex Strachan, 43e bataillon d'infanterie, Journal de guerre du 43e bataillon : RG 9, série III, D-3, vol. 4938, dossier 434.

La troisième bataille d'Ypres, surnommée la bataille de Passchendaele, fut l'une des opérations les plus controversées de toute la guerre. Elle fut vivement dénoncée par les politiciens de l'époque qui la qualifièrent de sauvage, d'inutile et de sanglante, un lamentable gaspillage de courage humain. L'évocation des soldats mourants ou noyés dans un océan de boue était si pathétique qu'elle inspira de nombreux poètes, compositeurs et artistes à représenter dans leurs œuvres, bien des années après l'événement, l'indicible horreur de cette bataille. La nature elle-même du terrain contribua à transformer la zone de combat en un véritable cauchemar. Situé dans une zone de basses terres conquises sur des marécages grâce à un système de drainage complexe, il était particulièrement fragile et fut rapidement dévasté par le pilonnage de l'artillerie. Les premiers bombardements provoquèrent des inondations qui transformèrent le champ de bataille en une mer de boue liquide; les pluies diluviennes qui s'abattirent sur la région, comme à chaque automne, aggravèrent la situation. Le 26 octobre, les troupes canadiennes prirent la direction des opérations à Passchendaele; elles poursuivirent les efforts des Britanniques qui n'avaient réussi à progresser que de neuf kilomètres sur la ligne de front alliée. Elles ne réussirent cependant pas à atteindre l'objectif ultime de la bataille, soit d'effectuer une percée définitive à travers les lignes ennemies et de libérer les côtes belges de la menace que représentaient les sous-marins allemands.